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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 13:17

La place du père.

Il y a des éloges qui méritent d’être dits et qui n’est pas vain de les porter à votre attention.

Je veux parler de cette catégorie de femmes que le destin à contribuer à les rendre des mères courages, des épouses ou des veuves à part. Mekboubin ââla ouledém, veut dire ( enveloppé leurs enfants par bc d’amour)

Je veux parler de ces femmes qui un jour ont vu leur destin prendre une autre voie. Presque s’acharner sur elles. 
Qu’elles soient divorcées pour des raisons qui leur appartiennent ou pas, veuves bien jeunes avec à charge des enfants en bas âge, elles montrent un grand courage, une obstination qui force le respect et une force de volonté qui les rend aux yeux de son entourage, et des amis, des héroïnes qui font honneur à leur classe sociale. 
Lorsque dans un couple la femme, l’épouse, le mari l’époux vient à manquer l’équilibre familial est rompu et il revient à l’un ou l’autre de gérer des situations difficiles.

Des épouses fuient, des maris déguerpissent, disparaissent, prendre le maquis, prendre maitresses d’une semaine, d’un mois d’un an, des mamans meurent prématurément, des papas aussi parce que leur destin ne leur a pas permis de vivre plus longtemps. Hajja mta rabi.
Je rends hommage ce matin à ceux s là à celles là qui se sont faites grâce à la force de leurs poignées et à leur patience et sagesse, l’une d’entre elle m’a dit, veuve depuis longtemps ‘…Albert, j’ai rempli ma mission bezra achem, seule à élever mes enfants et crois moi cela n’a pas été une sinécure… ! Le résultat est là… !’ 

Dans une célébration de mariage, je regardais ce papa veuf, il avait perdu sa femme bien jeune pour cause de maladie lui laissant trois jeunes petites filles sur les bras. Je l’épiais, cet après midi du coin de l’œil, au jour du premier mariage de sa fille ainée. Il avait franchi avec sa fille tout de blanc habillée le seuil de la grande syna des Tournelles. 

J’ai vu couler sur ses joues ses larmes du père courage tant son émotion était grande. Il levait les yeux au ciel sans doute pour dire à sa femme défunte ‘…Aurélie, dort en paix, j’ai accompli mon devoir comme si tu étais là… !’ Le soir de la fête, il levait cent fois les yeux au plafond comme s’il discutait avec son épouse défunte. 

Elever ses enfants lorsqu’un membre important de la famille n’est plus là, c’est vaincre la fatalité et le sort. 
J’ai eu la chance d’avoir les deux parents plus MEIHA ma grand-mére. 

Mon papa Deidou était un papa formidable. Bien qu’il ne lui appartenait pas de nous éduquer, il était présent, souvent à dormir la nuit parce que de Boukha il était imbibé mais jamais il ne nous a quitté un soir à cause d’une querelle, il n’a jamais découché et jamais sa valise ne l’attendait au pas de la porte. 

Il était ce père qui nous faisait sortir tous les dimanches au Belvédère ( parc d’amusements) celui qui nous emmenait à l’aquarium de Salammbô , celui qui, en été, sur la plage ou dans l’eau, ne nous quittait pas des yeux, un seul instant, celui qui un jour faisait croire à maman qu’il travaillait alors qu’il allait pleurer tous les matins sur un banc public à Tunis parce qu’il ne travaillait plus dans les années 56. 

Celui qui plus tard, chaussait des chaussures diplomates cousues main par son ami italien qui tenait échoppe au souk. Celui que ses amis honoraient parce que sa générosité était sans bornes. Bref un père attentif, fier de ses grands garçons, qui nous suivait dans nos compétitions sportives, assis par tous temps sur les gradins, et qui n’a jamais eu maille avec la justice. 

Il n’a sans doute jamais poussé nos poussettes, mais il nous a poussés à être des hommes. 

Aujourd’hui les jeunes papas ont pris leur rôle au sérieux, j’en vois bcp qui portent leur bébé suspendus par des lanières à leurs épaules, j’en vois qui tiennent des landaus pour les déposer à la crèche ou accompagner leur progéniture à l’école. Je les vois assis devant un manège saluant leur enfant à tous les passages, je les vois dans les salles d’attente des médecins accompagnés par le fils malade. 

Le papa d’aujourd’hui est devenu papa poule, et tout cela contribue à les rendre aussi des hommes à la fibre paternelle qu’il partage avec la fibre maternelle. Il est bien loin le temps où l’époux avait pour tache que de travailler et de rapporter le salaire à la maison et de laisser le soin à sa femme de s’occuper du rejeton. Le papa d’aujourd’hui est devenu conscient que sa présence à la maison est un épanouissement pour l’avenir de ses enfants. 

HONNEUR AU PERE. HONNEUR A LA MERE…
AU NOM DU PERE DE LA MERE ET A LEUR SAINT ESPRIT...
 Albert. S.
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 13:44


A l’occasion du Mondial de Paris, Pierre Hermé a présenté sa dernière création. Le célèbre pâtissier a fabriqué à partir d’un bloc de 50 kg de chocolat et grâce à l’aide d’un robot, la réplique exacte de la Clio IV de Renault. Plus qu’un dessert, il s’agit d’une véritable oeuvre d’art.  

 
Renault vient de dévoiler une vidéo dans laquelle on peut découvrir les coulisses de la fabrication de cette voiture en chocolat. Pour y parvenir, Pierre Hermé a rencontré Laurens Van Den Acker, le patron du design de la marque au losange. Les deux hommes ont ainsi pu discuter des points communs entre leur métier respectif. Cette séquence permet aussi d’en savoir un peu plus sur la confection de cette merveille. 

 
Et notamment, avec quels instruments travaillent le patissier et son équipe.
En tout cas, nous on mangerait bien un petit rétroviseur 
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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:52


Il était tôt le matin lorsque j'étais rentré dans ma chambre d'hôtel. Cette Hafla (soirée tunisienne) m'avait laissé rêveur et je ne pouvais pas m'endormir. Je passais le reste de la nuit à penser au Tunis que j'avais connu auparavant quand j'avais à peine quatorze ans.
En ce temps-là tout le monde circulait à pied dans Tunis, rares étaient ceux qui avaient des voitures. Certains qui avaient des courses importantes à faire ou devaient se rendre à des places éloignées circulait en tram ou en carrosse. J'avais des cousins à Bab El Khadra, d'autres dans l'avenue de Madrid. Un cousin habitait Bab Cartagena, une tante à Sidi Khlaf, d'autres de ma famille pas loin de la Hafsia. Il est vrai que pas tous les Juifs étaient aisés. Mais en ce temps-là chacun cherchait à gagner sa vie honnêtement. Ils exerçaient toutes sortes de métiers. 
Il y avait les cordonniers, les tigeurs, les soudeurs, les fondeurs, des mécaniciens, les tôliers, les électriciens, les menuisiers, des ébénistes, des bijoutiers, des imprimeurs, des cheminots, les ingénieurs, les mèdecins, les avocats, les constructeurs de bateaux, les commerçants de tout genre. 
Ce qui était formidable c'est que tous les jeunes de mon âge et plus âgés travaillaient pour avoir de quoi dépenser le samedi et le dimanche. Mes amis et mes cousins avaient des situations bien différentes, certains étaient un peu plus aisés que d'autres, mais lorsque nous sortions ensemble on se battait pour payer l'addition du café ou du restaurant. La plupart étaient généreux ou insouciants. 
Celui qui payait relevait son prestige et son amour propre. Nous étions heureux, joyeux et gais. Nous n'avions pas de téléphone mais nous n'avons jamais raté un rendez vous entre nous. 
Le lundi tôt le matin chacun etait à son poste de travail. Ces souvenirs se dissipaient au fur et à mesure que le sommeil s'emparait de moi. Le lendemain Salem avait misà ma disposition un chauffeur bédouin et une voiture. 
Le chauffeur et moi nous nous entendions très bien car, étant né à Béja, mon parler était plus rapproché de celui des bédouins que de celui des citadins. Je savais bien parler avec le "Gali Ou Geutlou" au lieu du "qali ou qotlou" (il m'a dit, je lui ai dit). J'avais prié le chauffeur de me conduire à Bab Saadoun. Lorsque nous étions là je lui dis:

"Cheft El Bab Hada, Houa A'l Esm Jdoudi" Vous voyez cette porte, elle aux noms de mes ancêtres. Mon arrière-grand-père était un Saadoun" Le chauffeur me regardait avec un sourire plein d'innocence et de naïveté et ne savait plus quoi dire. Pour le mettre à l'aise je lui dis:

"Haya Soug Bel Egda" au lieu de (haya souq mnih) Allez, conduisez correctement! Le chauffeur qui s'appelait Salah me sourit à nouveau, avança un peu la voiture et me dit:
"Oen Ya Sidi? (Où allons nous?)" Je lui répondis avec un sourire qui l'avait mis à l'aise:
"Tourne autour de la porte de Bab Saadoun et allons à Bab El Khadra. Arrivés là, je cherchais à retrouver le café qui était juste en face de la Porte Bab El Khadra et qui faisait le coin de deux rues, hélas celui-ci avait disparu pour devenir un parking. 
Alors je changeai de direction, nous nous engageâmes dans l'avenue de Lyon où habitait une de mes tantes, je regardais les immeubles pour retrouver la maison où j'avais passé plusieurs fins de semaine avec mes cousins et mes amis, mais le temps avait été très long depuis que je n'avais plus vu cet immeuble pour me rappeler du numéro de la maison, je finis par abandonner l'exploit d'un passé lointain. Je me disais que de toute façon depuis, personne n'est en vie. 
Je me dirigeais vers le passage puis nous prîmes l'avenue de Madrid qui nous ramena à Bab El Khadra puis Bab Sa'adoun. 
De là nous descendîmes vers Bab Esuiqa. Je priai Salah de trouver une place pour parquer la voiture, car les distances en voiture me paraissaient tellement courtes et je voulais apprécier, comme dans le passé, la marche d'une place à l'autre. J'allai jusqu'a Bab Qartagena où habitait un cousin. De là je passai une petite ruelle pour chercher la rue Sidi Khlef, tout me paraissait changé, je ne retrouvais plus les rues du quartier juif de la Hara et la Hafsia où j'avais passé des bons moments, parfois sur le seuil d'une maison, juste pour bavarder avec les amis filles et garçons. 
Tout était simple, les familles ne disposaient pas de grand luxe, la plupart avaient une chambre ou deux, la toilette était parfois en commun sur le palier ou même aux rez-de-chaussé. En ce temps-là personne ne faisait attention à ces détails. 
Le plus important était d'être ensemble et de jouer ou raconter des histoires. De temps en temps j'amenais avec moi des amis des quartiers aisés, les filles les taquinaient, car ces nouveaux riches ne les attiraient pas. Elles parlaient surtout du judéo-arabe et très peu le français. 
Ces jeunes préféraient rencontrer des filles françaises. Je m'entendais bien avec les deux côtés car à Béja nous parlions bien le français et l'arabe, mais mon arabe était considéré bédouin comparé au judéo-arabe de la Hafsia, certains me demandaient si j'étais Juif, Musulman ou Français, mais quand je leur disais mon nom ils étaient un peu troublés. Le niveau economique de la majorité des Juifs de Tunis était très bas, mais ils savaient bien jouir de la vie même avec très peu. 
Aujourd'hui certes, le niveau économique de tous les Juifs qui avaient émigré dans d'autres pays c'est amélioré, comme dans tous les pays industrialisés, mais chacun se trouve isolé dans son petit coin et se sent obligé de renoncer à sa culture judéo-arabe dans laquelle il était bercé et qu'il avait hérité depuis des siècles, pour s'amalgamer à la culture du pays qui l'avait accueilli, afin de survivre et donner à ses enfants un point de départ plus au moins égal aux autres enfants du pays. 
Car dans chaque pays la règle est la même, il faut être comme tous les autres. Seuls les parents gardent la culture qu'il connaissent pour eux-mêmes ou avec quelques amis qu'ils rencontrent et qui sont de la même origine. Voici les résultats de ce qu'a réveillé en moi le petit exploit en voiture.
 Salah ne savait rien de tout ce qui traversait ma tête. Il avait constamment le sourire aux yeux. Il me parlait avec grande envie et l'espoir, de pouvoir immigrer un jour dans un pays ou l'on gagne beaucoup d'argent, le Canada, l'Australie ou peut-être l'Amérique.
Evidemment il ne se rendait pas compte à quoi il aurait à renoncer. Il avait du mal à comprendre pourquoi les étrangers venaient en Tunisie.
"Il n'y a rien à voir ni à gagner!" Disait-il avec un ton doux et d'une voix basse. à quoi je lui répondis:
"Pourquoi n'est-tu pas resté dans ton village? Tu es chez toi avec ta famille et toute ta tribu." Salah écoutait mes dires, souriait et me dit:
"Vous avez entièrement raison, mais quand on est jeune on ne sait pas qu'est-ce qui est meilleur, on croit toujours que chez le voisin c'est mieux que chez soi." A mon tour je rigolais et j'ajoutais:
"Vous voyez, nous les Juifs nous sommes éparpillés à travers tout le globe et nous ne serons jamais satisfaits de notre sort, depuis que les Romains nous ont chassé de nos villages.

C'est pourquoi nous aimons notre Tunisie car c'est la seule place que nous avons considéré comme notre pays et nos villages, puisque nous étions là depuis voilà plus de trois mille ans.

Hélas maintenant c'est trop tard pour notre génération, de retourner ou de retrouver la vie que nous avons connue. C'est pourquoi le Juif tunisien parle toujours du bien de son pays, car pour rien au monde nous ne voulons salir le nom de notre berceau. J'avais justement créé un proverbe à ce sujet qui dit: ‘Eli Izayen Darou Izayen Halou' (Celui qui embellit sa maison embellit sa situation)."

Salah remuait sa tête, comme s'il voulait dire: "j'ai compris" et plus tard lorsque je me quittais de lui, il me dit:

"Je vais retourner dans mon village, j'avais pensé à ce que vous m'aviez dit et j'ai trouvé que vous avez entièrement raison, nous ne savons pas apprécier ce que nous avons." Puis il ajouta:
"Je regrette pour les Juifs qui ont dû quitter leur pays pour toute raison que ce soit." Je le remerciais en lui disant:
"Inchallah à la prochaine visite, si Dieu veut." Je rentrais dans mon hôtel pour me rafraîchir et me reposer car le lendemain. nous devions aller à Sousse.
Extrait du livre d'Emile Tubiana "Les trésors cachés" (inédit). 
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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 10:46

Le département des Arts de l’Islam est le dernier-né des départements du musée du Louvre.
Créé en 2003, en chantier depuis 2008, il ouvrira ses portes le 22 septembre 2012 dans des espaces entièrement nouveaux et repensés, donnant ainsi à ses collections la place qu’elles méritent au sein du musée.


 
Vingt ans après le grand chantier de la pyramide, la création du nouveau département des Arts de l’Islam au sein du musée du Louvre représente une étape décisive dans l’histoire du palais et du musée. 



 
À la fois architectural, culturel, artistique et civilisationnel, ce nouveau département convie le visiteur à un véritable voyage sensible au cœur de sa collection islamique. Carrefour de dialogue entre les cultures, il présente la face lumineuse d’une civilisation qui engloba en son sein une humanité infiniment variée et riche.



 Le niveau Parterre des Arts de l’Islam, musée du Louvre | © 2012 Musée du Louvre / Philippe Ruault

 

 
 La cour Visconti, département des Arts de l’Islam du Louvre | © 2012 Musée du Louvre / Antoine Mongodin

 

 

 
 Mur de céramique ottomane, département des arts de l'Islam | © Musée du Louvre, dist. RMN / Raphaël Chipault



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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 13:24

Festival America 2012 : les auteurs US à la fête

Depuis dix ans, le Festival America, qui se déroule à Vincennes du 20 au 23 septembre, reçoit la crème des écrivains nord-américains. 

Pour preuve, cette édition a pour invitée d’honneur, le Prix Nobel de littérature, Toni Morrison. 

 Un anniversaire qui est aussi l’occasion pour cette manifestaion unique en Europe d'abolir les frontières et de s'ouvrir aux auteurs issus de tout le continent. 

 
À l’occasion de la venue de nombreux auteurs américains à Vincennes, le Festival America a organisé, jeudi 20 septembre, un après-midi dédié aux professionnels (libraires, bibliothécaires, journalistes, éditeurs et étudiants). Au cœur des discussions, le rôle des agents outre-Atlantique.
 

 
Qui sont ces agents dont on entend parfois parler au détour d’une interview, d’un changement de maison d’édition (Houellebecq et Marc Levy en France) ou de la signature d’un contrat particulièrement juteux ? À quoi servent-ils et pourquoi y en a-t-il si peu en France alors qu’aux États-Unis, ils sont des centaines et que tout semble passer par eux ? « En France, si vous avez un manuscrit sous le bras, vous cherchez un éditeur, aux USA, vous cherchez un agent », résume Patrice Hoffmann, éditeur chez Flammarion. 
Culturellement, les États-Unis (et l’Angleterre) d’un côté, la France de l’autre sont aussi opposés que possible. En terre américaine, l’agent est quasiment un passage obligatoire : à la fois dénicheur de talents, « en lisant un article dans un magazine, on peut décider que l’on va aller chercher son auteur et l’amener à publier car on a senti un potentiel d’écrivain en lui », raconte très sérieusement Peter McGuigan (co-fondateur de l’agence Foundry à New York), tout autant accoucheur de texte que papa poule, l’agent tisse une relation « intime » avec ses auteurs. « Nous avons le devoir de les accompagner même lorsqu’une maison d’édition a signé avec eux », explique-t-il. 
 Les « sub-agents » français
Les missions d’un agent ? Opérer un travail de réécriture sur le premier jet, puis trouver le bon éditeur. « Le cachet n’est pas le seul critère de sélection, on peut être amené à choisir une plus petite maison mais qui aura démontré une appétence et une motivation plus fortes », avoue Laura Bonner (chargée de droits étrangers chez William Morris Entertainment à New York). 
Ensuite, l’agent va se battre non seulement pour défendre les intérêts de son client (entendez, l’auteur), sur le territoire domestique, mais aussi à l’international. « Cela peut être une partie très lucrative car certains auteurs américains qui se vendent mal chez eux, peuvent être des best-sellers en France ou en Italie », poursuit Laura Bonner. Ce qui a fait naître ces dernières années un nouveau métier en France : les « sub-agents » ou « co-agents ». « Nos clients sont des agents ou des maisons d’édition, américains, désireux de sous-traiter la recherche d’un éditeur français pour leurs auteurs », explique l’une d’entre elle, Corinne Marotte (fondatrice de L’autre agence à Paris).
Scouts, toujours prêts… à lire
Dans ce petit monde déjà riche, des trublions viennent se greffer au jeu : ce sont les scouts : têtes chercheuses travaillant pour les maisons françaises, véritables machines à lire qui font un compte-rendu hebdomadaire des manuscrits circulant dans le milieu éditorial. « Parfois, nous n’avons même pas le temps d’en parler à nos propres collaborateurs aux États-Unis, qu’un scout a déjà prévenu son éditeur français d’une prochaine publication, s’amuse Laura Bonner. Ils sont incroyables, à se demander comment ils font pour être aussi bien informés. » « Plus on se rapproche des grand-messes de l’édition que sont les foires de Francfort (à l’automne) et de Londres (au printemps), plus la pression s’intensifie », fait remarquer Patrice Hoffmann. 
Si la bataille fait rage, c’est parce qu’à la clef se négocient des enchères qui peuvent monter très haut. Là-dessus, les agents ponctionnent 15 % sur la conclusion d’un contrat national et 20 % sur les cessions de droit étrangers. Lorsqu’un co-agent intervient, l’agent américain doit partager le gâteau en deux et lui laisser 10 %. Mais c’est souvent un gage de qualité car il sort aujourd’hui 80 000 nouveautés par an dans le monde ! De quoi donner le tournis même aux plus grosses maisons d’édition.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 21:05

C'est superbe et l'un des rares textes sur vieillir qui ne soit pas pleurnicheur et négatif!!!! Mais je n'en attendais pas moins de Pivot qui est génial.

VIEILLIR selon Bernard Pivot 
 Extrait de son livre paru en avril 2011 : Les mots de ma vie

Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
 Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.
 Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.
 On était bien dans sa peau.
 On se sentait conquérant. Invulnérable.
 La vie devant soi. 
 Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. 
 Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
 Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient 
 plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
 J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard.
 Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.
 Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.
 Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.
 « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux ». 

Les salauds!

 Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons! Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus!
 Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler.
 Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.
 « Non, non, pas du tout, a-t- elle répondu, embarrassée.
 J’ai pensé que… » Moi aussitôt : «Vous pensiez que…? --
 Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. –
 Parce que j’ai les cheveux blancs? –
 Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-- 
 Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous? –
 Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… 

 Une question de quoi, alors? –
 Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»
 J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
 Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien.
 Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises.
 C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.
 C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.
 La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce.

J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du 
Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.

Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés.
 Nous allons prendre notre temps.
 Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement.
 Nous ignorons à combien se monte encore notre capital.
 En années? En mois? En jours?
 Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.
 Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.

Après nous, le déluge? Non, Mozart.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 21:22


Lire 1 ligne sur deux shocking Mme G. Sand 

Je suis très émue de vous dire que j'ai 
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire 
danser. Je garde le souvenir de votre 
baiser et je voudrais bien que ce soit 
là une preuve que je puisse être aimée 
par vous. Je suis prête à vous montrer mon 
affection toute désintéressée et sans cal- 
cul, et si vous voulez me voir aussi 
vous dévoiler sans artifice mon âme. 
toute nue, venez me faire une visite. 
Nous causerons en amis, franchement. 
Je vous prouverai que je suis la femme 
sincère, capable de vous offrir l'affection 
la plus profonde comme la plus étroite 
en amitié, en un mot la meilleure preuve 
dont vous puissiez rêver, puisque votre 
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha- 
bite est bien longue, bien dure et souvent 
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme 
grosse. Accourrez donc vite et venez me la 
faire oublier par l'amour où je veux me 
mettre. 

G. Sand 
 
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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 14:29


Marie a une passion pour les gâteaux
et elle en fait des oeuvres d'art!
Voici des photos de quelques unes de ses créations!
Pour une Naissance!
Pour un Mariage!
Des voitures les gars adorent ça!
En voici aussi pour diverses occasions!
Ils sont trop beaux pour les manger...
mais on ne résiste pas, car ils sont tout aussi délicieux!

 
N'hésitez pas à faire comme moi et en commander !

 
Gâtez vous ou faites plaisir à vos proches !

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 12:57


C’est l’événement de la rentrée : un essai d’exception sur une question cruciale. En abordant un problème qu’aucun d’entre nous n’a manqué de se poser, la sociologue Eva Illouz signe l’un de ces livres que tout chercheur rêve d’écrire et tout lecteur de lire – ce qu’en somme on appelle un chef d’œuvre.
La sociologue Eva Illouz. © Suzanne SchleyerLa sociologue Eva Illouz. © Suzanne SchleyerLa douleur d’aimer embrasse bien des formes : les larmes de la rupture, l’angoisse de la solitude, le dégoût de l’échec… À toutes ces expériences, nous avons fini par donner des explications presque exclusivement psychologiques, si bien que c’est toujours sa faute à soi, si l’on est malheureux. « Tout au long du XXe siècle, l’idée selon laquelle le malheur amoureux incombe à l’individu seul a rencontré un succès immense », résumeEva Illouz qui prolonge ses travaux sur les affects en contexte capitaliste. Avec un sérieux et une rigueur à toute épreuve, elle propose de changer de cap : « Les aspirations et les expériences que nous prenons pour (…) individuelles ont en réalité une teneur sociale et collective importante. 
» Elle peut ainsi soutenir que « les échecs de nos vies privées ne sont pas ou pas seulement le résultat de psychés défaillantes, mais (…) le résultat de nos institutions ». Lesquelles ? Voici quelques réponses.

1. La survalorisation du sentiment
C’est en soi un fait sociologique dans la constitution du moi : la conscience que nous avons de nous-mêmes et de notre existence passe aujourd’hui moins par les rites collectifs que par nos sentiments individuels. Dans ce contexte, l’importance accordée à l’amour par les femmes est un héritage du XIXe siècle. 
À cette époque, « il leur promettait la dignité et le statut moral auxquels elles n’avaient pas droit dans la société ». Tandis que les inégalités persistent, elles continuent de les reproduire dans le rapport amoureux, en sacrifiant à l’amour leur besoin d’une plus vaste reconnaissance sociale. Hélas, au même moment, les hommes (jadis champions du sentiment fort et de l’engagement à vie) ont de croissantes difficultés à s’engager. Et comme l’idéal d’authenticité, qu’ils partagent eux aussi, les pousse à conformer leur comportement à leurs sentiments, eh bien… c’est la gabegie.
2. L’embarras du choix 
De plus, si les contraintes qui s’exerçaient jadis sur le choix de nos partenaires ont disparu, la « liberté » dont nous bénéficions a son revers. Certes, elle permet de jouir d’une sexualité émancipée de toute norme morale. Mais ce type de sexualité est devenu un statut social à part entière, et il a été privé de ce qui lui donnait son sel : l’enthousiasme. 
Car d’une part, les femmes sont désormais angoissées par la norme de la maternité (jadis, c’étaient les hommes qui réclamaient des enfants !) et elles restent, par conséquent, moins longtemps sur le « marché ». D’autre part, la masculinité s’exerce dans le champ sexuel en sacrifiant l’intensité au nombre. Car plus on a d’options, moins il est possible d’être convaincu de son choix. Par conséquent, l’amour au XXIe siècle s’érode par surabondance.
3. La prolifération des critères
© Le Seuil© Le SeuilAinsi, avec ce qu’Eva Illouz appelle « la libéralisation des marchés matrimoniaux » (soit la multiplication des rencontres), les inégalités sont devenues plus flagrantes. Et les plus actifs ne sont pas nécessairement mieux lotis : bardés de critères, « nous n’aimons plus la singularité d’une personne mais sa capacité à représenter des valeurs que nous révérons ». Dans ce contexte, la force des normes rend tout simplement impossible de se satisfaire de la réalité, aussi bien au moment de la rencontre que dans le quotidien du couple. Il devient « normal » d’attendre plus et mieux que la réalité n’a à offrir. 
4. La phobie de l’engagement
C’est dans ce contexte que les hommes ont adopté une stratégie de retrait affectif. Selon Eva Illouz, qui évite intelligemment les jugements trop rapides, il s’agit pour eux de recréer de la valeur. En effet, le choix étant surabondant, ils ne peuvent accéder à l’intensité des sentiments qu’en les raréfiant, quitte à ce que ce retrait s’exerce à leur propre détriment. Ils sont alors pris au piège : « la liberté (…) conduit à l’incapacité de faire un choix, voire au manque de désir de le faire » - comme s’ils s’étaient enfermés à l’extérieur de leur propre cœur !
5. Les impasses de l’introspection
Dans l’ensemble, Eva Illouz ne soutient pas que nous souffrons plus qu’avant, mais que notre souffrance a pris de nouvelles formes. Une pratique néanmoins les aggrave : c’est  la culture thérapeutique qui nous incite à lutter contre la souffrance amoureuse comme une maladie indésirable. Une fausse conscience s’est développée autour d’une approche « psychologique », comme si nos sentiments (d’ailleurs réduits à de grands clichés) se jouaient tout entier à l’intérieur de nous. La vérité est que l’être humain est social, et qu’il nous faut réinventer ensemble de nouvelles formes de passion.
Photo à la Une : extrait de La Cité de la Violence avec Charles Bronson
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 19:35

ERIC BOUVET, VISA D'OR NEWS 2012. C'est Olivier Royan, directeur de la rédaction de Paris Match, qui a remis samedi ce prix brûlant d'actualité à Eric Bouvet, pour son reportage sur Bab al-Azizia (Libye) paru dans le Figaro Magazine. Sens de la composition presque picturale et la violence brute de l'instantané dans cette image après la tempête, lors de la prise de la caserne fortifiée de Mouammar Kadhafi, le 23 août 2011. Crédits photo : Eric Bouvet/PictureTank pour Le Figaro Magazine

EN IMAGES - Au 24e festival du photojournalisme de Perpignan, l'actualité dans toute sa violence reste souveraine. Le directeur de Visa pour l'Image, Jean-François Leroy, n'a de cesse, année après année, de défendre ce métier à risques, qui repose aussi sur l'engagement de la presse. Alors que Hollywood prépare un biopic sur Marie Colvin, tuée à Homs en Syrie le 22 février avec Rémy Ochlik, voici le palmarès de ses pairs en images. À voir avant le 16 septembre.
» Visa pour l'image 2012 : c'est parti!







 


http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2012/09/10/03015-20120910DIMFIG00685-visa-pour-l-image-le-palmares-brulant-d-actualite.php?m_i=%2Bw8%2BFsf1VgkXRmEsJb3kcXoooNw_wHhsx8wSnT2qkHtN8YjFE 

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