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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 13:24

Festival America 2012 : les auteurs US à la fête

Depuis dix ans, le Festival America, qui se déroule à Vincennes du 20 au 23 septembre, reçoit la crème des écrivains nord-américains. 

Pour preuve, cette édition a pour invitée d’honneur, le Prix Nobel de littérature, Toni Morrison. 

 Un anniversaire qui est aussi l’occasion pour cette manifestaion unique en Europe d'abolir les frontières et de s'ouvrir aux auteurs issus de tout le continent. 

 
À l’occasion de la venue de nombreux auteurs américains à Vincennes, le Festival America a organisé, jeudi 20 septembre, un après-midi dédié aux professionnels (libraires, bibliothécaires, journalistes, éditeurs et étudiants). Au cœur des discussions, le rôle des agents outre-Atlantique.
 

 
Qui sont ces agents dont on entend parfois parler au détour d’une interview, d’un changement de maison d’édition (Houellebecq et Marc Levy en France) ou de la signature d’un contrat particulièrement juteux ? À quoi servent-ils et pourquoi y en a-t-il si peu en France alors qu’aux États-Unis, ils sont des centaines et que tout semble passer par eux ? « En France, si vous avez un manuscrit sous le bras, vous cherchez un éditeur, aux USA, vous cherchez un agent », résume Patrice Hoffmann, éditeur chez Flammarion. 
Culturellement, les États-Unis (et l’Angleterre) d’un côté, la France de l’autre sont aussi opposés que possible. En terre américaine, l’agent est quasiment un passage obligatoire : à la fois dénicheur de talents, « en lisant un article dans un magazine, on peut décider que l’on va aller chercher son auteur et l’amener à publier car on a senti un potentiel d’écrivain en lui », raconte très sérieusement Peter McGuigan (co-fondateur de l’agence Foundry à New York), tout autant accoucheur de texte que papa poule, l’agent tisse une relation « intime » avec ses auteurs. « Nous avons le devoir de les accompagner même lorsqu’une maison d’édition a signé avec eux », explique-t-il. 
 Les « sub-agents » français
Les missions d’un agent ? Opérer un travail de réécriture sur le premier jet, puis trouver le bon éditeur. « Le cachet n’est pas le seul critère de sélection, on peut être amené à choisir une plus petite maison mais qui aura démontré une appétence et une motivation plus fortes », avoue Laura Bonner (chargée de droits étrangers chez William Morris Entertainment à New York). 
Ensuite, l’agent va se battre non seulement pour défendre les intérêts de son client (entendez, l’auteur), sur le territoire domestique, mais aussi à l’international. « Cela peut être une partie très lucrative car certains auteurs américains qui se vendent mal chez eux, peuvent être des best-sellers en France ou en Italie », poursuit Laura Bonner. Ce qui a fait naître ces dernières années un nouveau métier en France : les « sub-agents » ou « co-agents ». « Nos clients sont des agents ou des maisons d’édition, américains, désireux de sous-traiter la recherche d’un éditeur français pour leurs auteurs », explique l’une d’entre elle, Corinne Marotte (fondatrice de L’autre agence à Paris).
Scouts, toujours prêts… à lire
Dans ce petit monde déjà riche, des trublions viennent se greffer au jeu : ce sont les scouts : têtes chercheuses travaillant pour les maisons françaises, véritables machines à lire qui font un compte-rendu hebdomadaire des manuscrits circulant dans le milieu éditorial. « Parfois, nous n’avons même pas le temps d’en parler à nos propres collaborateurs aux États-Unis, qu’un scout a déjà prévenu son éditeur français d’une prochaine publication, s’amuse Laura Bonner. Ils sont incroyables, à se demander comment ils font pour être aussi bien informés. » « Plus on se rapproche des grand-messes de l’édition que sont les foires de Francfort (à l’automne) et de Londres (au printemps), plus la pression s’intensifie », fait remarquer Patrice Hoffmann. 
Si la bataille fait rage, c’est parce qu’à la clef se négocient des enchères qui peuvent monter très haut. Là-dessus, les agents ponctionnent 15 % sur la conclusion d’un contrat national et 20 % sur les cessions de droit étrangers. Lorsqu’un co-agent intervient, l’agent américain doit partager le gâteau en deux et lui laisser 10 %. Mais c’est souvent un gage de qualité car il sort aujourd’hui 80 000 nouveautés par an dans le monde ! De quoi donner le tournis même aux plus grosses maisons d’édition.

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