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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 18:51

Les satellites en orbite autour de la Planète Bleue ne servent pas qu’à rechercher des traces de vie extraterrestre ou prendre des sublimes photographies des planètes de notre système solaire. Depuis peu, ils sont aussi devenus preneurs de son. Ecoutez donc la Terre comme vous l’entendriez si vous flottiez dans l’Espace. 

 
C’est la NASA qui a récemment publié cette bande sonore, il s’agit d’un chorus, des signaux radios émis par les ondes plasmiques se trouvant dans les ceintures de radiation de notre planète. Deux sondes actuellement au beau milieu de ces ceintures pour leur mission ont pu capturer ces bruits de l’espace.

 
Craig Kletzing, de l’Université d’Iowa, affirme que c’est effectivement ce que l’on entendrait si nous étions équipés d’antennes radio à la place de nos oreilles. C’est en tout cas le son le plus clair que nous ayons de ce phénomène. Mais attention, la NASA a deux vaisseaux, chacun équipé de récepteurs, une version stéréo devrait donc bientôt voir le jour.

Pour écouter cliquez sur le lien ci dessous : 
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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 21:53

Sous les feux de la rampe, le physicien Serge Haroche a "du mal à réaliser" qu'il vient de se voir décerner le prix Nobel de physique. © Witt/Sipa

Le physicien français a été choisi avec l'Américain David Wineland pour recevoir le prix Nobel de physique.

Le physicien français Serge Haroche, 68 ans, colauréat du prix Nobel de physique avec l'Américain David Wineland, est un explorateur de l'étrange monde quantique, qui défie, selon lui, "notre intuition classique". Le physicien a déclaré, mardi, avoir été "un peu abasourdi" par l'annonce, confiant avoir dû s'asseoir sur un banc quand il a reçu en France l'appel de l'Académie royale des sciences de Suède.

 "C'est quelqu'un d'extrêmement enthousiaste, dynamique, s'intéressant à beaucoup de choses, comme la musique, la littérature", a indiqué Claude Cohen-Tannoudji, professeur honoraire au Collège de France, dont Serge Haroche a été l'un des premiers élèves. "C'est un homme qui a des qualités scientifiques et humaines remarquables", a-t-il ajouté. Spécialiste de physique atomique et d'optique quantique, Serge Haroche avait déjà été récompensé en 2009 par la médaille d'or du CNRS. 

D'abord intéressé par les mathématiques, Serge Haroche s'oriente très vite vers les sciences physiques. "J'étais fasciné par le fait que la nature se comprend par des lois mathématiques et je fus vite attiré par la physique qui ajoutait aux mathématiques une contrainte majeure : celle du réel", racontait-il en 2009. 

Ses travaux ont permis d'étudier et d'illustrer expérimentalement certains postulats de la mécanique quantique qui défient l'intuition. Ils visent à comprendre le passage du monde quantique au monde macroscopique de notre quotidien, un phénomène de "décohérence" que des expériences sur des photons captifs, insaisissables particules de lumière, ont permis de "saisir au vol".

Défenseur de la recherche fondamentale 

Les atomes et les photons ont constitué le fil directeur de sa carrière scientifique : "Je me suis toujours attaché à réaliser au laboratoire des expériences impliquant des atomes et des photons dans des situations exotiques que l'on ne rencontre pas habituellement dans la nature."

 "C'est une recherche qui paraît à beaucoup très ésotérique et très technique", expliquait-il, rappelant cependant que les transistors, le laser ou la résonance magnétique nucléaire, à la base de l'imagerie IRM, étaient "des technologies qui n'ont pu être développées que grâce à la connaissance du monde quantique".

Né le 11 septembre en 1944 à Casablanca, Serge Haroche a fait ses études à l'École normale supérieure (ENS), où il effectue sa thèse, sous la direction de Claude Cohen-Tannoudji. À sa sortie de l'ENS, il intègre le CNRS. Maître de conférences à l'École polytechnique, professeur à l'université Paris-VI et membre de l'Institut de France, il a également enseigné pendant neuf ans à l'université de Yale, aux États-Unis. 

Nommé en 2001 professeur au Collège de France dans la chaire de physique quantique, Serge Haroche dirige le groupe d'électrodynamique des systèmes simples au sein du laboratoire Kastler Brossel du département de physique de l'ENS. Il est depuis le 1er septembre administrateur au Collège de France.

Le chercheur est un fervent défenseur de la recherche fondamentale, "une recherche basée sur la curiosité pure". Serge Laroche est membre de l'Académie des sciences, de l'Académie européenne des sciences et membre associé de l'Académie nationale des sciences des États-Unis. Marié, il est père de deux enfants. Il est officier de la Légion d'honneur.

http://www.lepoint.fr/science/serge-haroche-portrait-d-un-prix-nobel-de-physique-09-10-2012-1515020_25.php
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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:43


Génial : le cultissime Polaroid en version numérique !

Toute la magie de la photo instantanée du Polaroid avec les innovations d’aujourd’hui, c’est ce que vous offre ce nouveau modèle ! 

Vous allez retrouver la même coque emblématique, la même poignée où glisser la main et bien sûr, la photo qui s’imprime directement (si vous le souhaitez) avec ou sans son fameux cadre blanc où écrire un message... 

Mais vous aurez plus encore ! Numérique oblige, vous pouvez désormais pré-visualiser vos clichés sur l’écran LCD (2,7”) et sélectionner ceux qui méritent impression : plus de gâchis de papier ! 

Vous pouvez également stocker les photos sur la mémoire interne (ou carte SD non fournie) et les imprimer via l’ordinateur, comme avec un numérique classique. Innovation toujours, ce Polaroid intègre la technologie Zink (zéro ink : sans encre), un procédé thermique qui permet de révéler les couleurs immédiatement. 

Offrant une incroyable qualité d’image avec sa résolution de 14 millions de pixels, vous pouvez choisir d’autres formats d’impression, ajouter des cadres et des effets (flou, sépias, négatif...) et réaliser des vidéos. 

Rechargeable sur secteur (adaptateur fourni), vous bénéficiez, à pleine charge, d’une autonomie d’environ 25 photos imprimées.

 LE cadeau de Noël 2012 !

http://www.lhommemoderne.fr/product_info.php?products_id=5495&page=1&utm_medium=NL_HM&utm_source=S38-1_STD_nouveautes312-2&utm_campaign=304292& 
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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 13:18
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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 15:30


Attention, nous ne parlons pas ici d’un robot batteur de cuisine mais bel et bien d’un robot jouant à la batterie. Stickboy manie les baguettes comme le Général Grievousmanie les sabres lasers. Tous deux se partagent d’ailleurs une certaine ressemblance ! 

 
Le robot Stickboy est la création de l’allemand Frank Barnes, un fan de robots en tout genre. Ses créations mêlent robotique et oeuvres artistiques. Stickboy représente un robot géant équipé de 4 bras et 2 jambes. Sa tête suit le rythme de la musique comme le ferait un véritable musicien.

 
Son look très rock des années 90 lui confère de jouer dans ce style. Et c’est effectivement des titres de Black Sabbath ou d’ACDC que Stickboy joue devant vos mirettes. Bon, les mouvements ne sont pas encore très fluides, mais avoir ce robot dans une soirée, ça le fait, non ? D’ailleurs, vous pouvez le louer, une bonne nouvelle !
 Pour voir la vidéo lien ci dessous :
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 12:01


Encore une imprimante 3D, me direz-vous ! On ne lit que ça en ce moment. Oui, d’accord, mais celle-ci est d’un tout autre genre, et résolument écologique qui plus est. Stone Spray utilise le sol pour bâtir ses sculptures…

Il n’est évidemment pas question de concevoir quelque building que ce soit, mais Stone Spray, grâce à son savant mélange de sable, de terre et de solidificateur, est capable d’imprimer des piliers ou de véritables structures portantes en arc.

 
Stone Spray a encore grandement besoin d’échafaudage pour réaliser ses créations mais l’équipe du projet espère bien parvenir à s’en séparer et « pousser davantage les limites de la construction numérique » en réussissant la conception de ponts de fortune ou de parasol géant pour les plages. Ajoutons enfin que Stone Spray peut être alimentée via l’énergie solaire.

 
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 20:31


La nouvelle fait bondir l’Europe et l’Amérique : après tant de soutien de la part du monde entier dans son dernier drame nucléaire, le Japon a finalement décidé de  faire appel à des experts israéliens pour reconstruire Fukushima, ville que le séisme et le tsunami de l’an dernier a ravagé. Une reconstruction placée sous le signe des technologies cleantech.   


Le cleantech ou écotechnologies est un domaine florissant en Israël. Il regroupe toutes les technologies utilisant les ressources naturelles, l’énergie, l’eau, les matières premières afin de réduire la toxicité et le volume de déchets, et assurer une performance identique aux technologies polluantes existantes, voire supérieure à celles-ci. 


Il y a quelques jours, la société japonaise chargée de la reconstruction de la ville de Fukushima a envoyé une équipe en mission en Israël afin de chercher sur place experts et entrepreneurs désireux de s’investir dans le projet. Plus précisément dans les domaines du  water management (gestion durable des eaux) et le recyclage des déchets. D’après Lior Daeri, contact en Israël de la société japonaise, les groupes et compagnies israéliennes qui participeront au projet de reconstruction recevront une réduction d’impôt de 50 000 NIS (environ 13 millions de dollars).


Israël donne des leçons d’écologie aux dragons asiatiques… 


Les technologies vertes d’Israël ne cessent de s’introduire à travers l’Asie…La Chine et Israël collaborent d’ailleurs actuellement sur des projets d’énergie solaire.  Belle leçon d’écologie au pays de l’industrialisation en roue libre, où le capitalisme sauvage est roi.  L’Inde va bientôt conclure avec Israël des contrats importants dans les technologies agricoles innovantes, surtout sur les rives des innombrables fleuves indiens, comme le Gange… une initiative d’urgence dans un pays de près d’un milliard et demi d’habitants.


Au mois de mai, douze jeunes créateurs d’entreprise japonais sont rentrés d’un séjour d’un an en Israël. Partis dans le cadre du programme d’échange étudiants Israel-Asia Fellowship Program organisé par le Centre Israël-Asie de Jérusalem. Les étudiants partis en Israël venaient de divers pays asiatiques comme la Chine, Singapour, l’Inde. Tout au long de l’année, ils ont étudié dans de prestigieuses universités israéliennes, préparant à la fois un diplôme en technologies agricoles et environnementales et en travaillant à temps partiel sur une plateforme internationale d’établissement de contacts (networking).


Mais jusqu’aujourd’hui, une superpuissance asiatique restait absente de l’empire écologique israélien : le Japon.


Curieux quand on sait que les israéliens importent pour près de 2 millions et demi de biens du Japon ! Mais finalement compréhensible puisqu’Israël exporte beaucoup moins vers le pays du Soleil Levant…


Les personnalités politiques et les différences culturelles ont souvent freiné le développement de relations durables entre Israël et le Japon.  Selon le Dr. Roni Burnstein, président de la Chambre de commerce et société Amitié israélo-japonaise, le Japon importe 90 % de son énergie pétrolière des pays arabes et de l’OPEP, dont la plupart sont encore loin d’être amis avec Israël.


Nul ne peut non plus nier que la culture conservatrice japonaise, fondée sur le respect d’autrui, les traditions ancestrales et la soumission au supérieur hiérarchique, ne va pas toujours de pair avec l’éthique pionnière de la start-up israélienne. Les entrepreneurs israéliens, téméraires et indépendants tiennent beaucoup aux travailleurs qui disent simplement ce qu’elles pensent et se fichent pas mal du protocole et autres coutumes pompeuses. La preuve avec l’expression “combina”, tirée de l’argot israélien et dérivée de l’anglais “combine”, qui signifie une chose crée sans respect de règles rigoureuses, un bricolage, une invention efficace faite de créativité et d’ingéniosité.


Mais les violons s’accordent peu à peu…


Les deux nations se positionnent à la pointe de la technologie mondiale. Jour après jour, les liens se resserrent, sur fonds de gros contrats, plus proches que jamais. Le Professeur étasunien Kenneth Grossberg organise actuellement une grande tournée d’Israël pour les hommes d’affaire et les étudiants japonais, tels ceux de la prestigieuse Université Waseda de Tokyo.


Ils visiteront l’Institut de la Technologie Israélien Technion, le Centre de recherche de Haifa, le siège social d’IBM, de Google, de Philips, de Microsoft, le Parc Industriel de Tefen, construit par l’industriel Stef Wertheimer pour promouvoir la créativité en alliant  l’art israélien, les entreprises IT comme Nanometrics et Given Imaging, l’inventeur de la fameuse camera-pilule ou “pill-cam”.


Pour Grossberg, “le Japon et Israël ont des différences  qui font d’eux des pays absolument complémentaires … ils sont exactement comme le yin et le yang”.

http://siliconwadi.fr/4212/les-israeliens-mettent-fin-au-drame-de-fukushima 




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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 13:51


Qui ne s’est pas déjà retrouvé à se demander où diable était passé la mayonnaise dans ce fichu supermarché ? Votre liste de courses est quasiment toute rayée, ne manque plus que cette pâte à pain que vous aimez tant… Surgit alors AndyVision. Il connaît le magasin sur le bout des doigts.
Développé par des chercheurs de l’Université Carnegie Mellon, ce robot est équipé d’un Kinect, d’un système de traitement d’image, d’une batterie d’algorithmes, d’images en 2D et 3D des produits ainsi que d’une carte du magasin. Au fur et à mesure des pérégrinations d’AndyVision dans les allées, celui-ci enregistre position et état des stocks et peut même détecter les erreurs de rayonnage.
Toutes ces informations sont stockées et renvoyées aux employés sur leur iPad pour leur permettre de gérer au mieux leur inventaire, leur mise en rayon, l’organisation du magasin. Les clients, eux, profitent d’une carte interactive avec des mises à jour en temps réel. AndyVision effectuera ses premières heures de travail dans divers magasins test au cours de l’année prochaine.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:55



Saut en parachute, cascades en vélo, descente en rappel depuis le toit du Moscone Center, Sergey Brin et sa bande ont sorti le grand jeu pour présenter les fameuses lunettes Google ou Google Glass. 

 
Alors que Vic Gundotra était en train de présenter les améliorations sur Google + (et que tout le monde s’endormait), Sergey Brin a débarqué sur la scène du Moscone Center, tout à l’heure pour parler des Google Glass. Très vite il est entré en contact avec plusieurs personnes installés dans un ballon dirigeable au dessus du Moscone Center.

 
Evidemment ils portaient tous des les fameuses lunettes pour nous montrer de quoi elles étaient capables. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce gadget est impressionnant. Les images captées par les Google Glass étaient diffusées en direct sur le grand écran derrière le co-fondateur de la firme de Mountain View. Résultat nous avons pu suivre l’intégralité du saut en parachute. Ensuite, des cascadeurs ont réalisé quelques figures à vélo, puis plusieurs personnes ont fait une descente en rappel depuis le sommet du Moscone Center. Nous avons ainsi pu voir que la restitution des images en streaming était incroyable.

 
Au passage, Sergey Brin, nous a montré trois couleurs différentes pour les lunettes (blanc, noir et bleu), mais il a été très bref sur ses caractéristiques. Tout ce que nous savons c’est qu’elles sont dotées d’un capteur, d’un processeur et de « pas mal » d’espace. Quant à son prix, il est de 1500 dollars. En revanche seuls les développeurs peuvent les pré-commander pour l’instant et la livraison est prévue pour début 2013. Le grand public attendra.
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 17:54


Je me suis rendue hier avec mon fils au Musée des sciences à Jérusalem, pour y voir l’exposition sur Einstein. Bien que tout petit, il a été fasciné par la maquette de la vitesse de la lumière tandis que de mon coté, ce fut cet extrait d’une interview d’Einstein qui me sidéra: «Si j'avais pu savoir que les Allemands échoueraient dans leur projet de développer une bombe atomique, je n'aurais rien fait."
J’étais fascinée, regardant sans cesse ce film dans lequel Einstein exprimait la peur profonde et l’ambigüité qu’il ressentait envers l'une des plus grandes découvertes de l'humanité. Nous avions là un des pacifistes les plus célèbres de l'histoire, qui pourtant était celui qui avait créé la formule pour la construction d’armes de destruction de masses.


Une personne doit parfois créer des outils de guerre par amour de la paix.
Mais avec les yeux pleins de larmes, Einstein expliqua qu’une personne doit parfois créer des outils de guerre par amour de la paix. Et pendant que je m’élançais derrière mon petit garçon, qui avait rapidement perdu tout intérêt pour le film, je ne pouvais oublier ces images. La dernière photo montre le génie du 20ème siècle et son regard lointain, reflété dans ses yeux, qui traduit le poids énorme de son fardeau, cette immense responsabilité qui allait à jamais le hanter.
Le courage que ce genre de regret démontre m’impressionna. Car après tout, Einstein a changé le cours de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale avec l'invention de la bombe atomique. Ses formules ont ouvert la voie à de nombreuses découvertes, faisant faire des bonds énormes au progrès pour l'humanité. Et en dépit de ces intentions louables, il éprouva toujours des regrets.
Demain peut-être
Cela me fit réfléchir à d'autres sortes de regrets dans nos vies. J’ai lu une fois un article sur un père qui a perdu une petite fille. Il raconte comment la nuit juste avant qu’elle ne meure tragiquement, sa petite fille de 8 ans lui avait demandé de lui lire une histoire avant de dormir. Mais il était fatigué après une longue journée au travail. Il avait aussi un dossier que son patron lui avait demandé de finir à la maison sans parler du journal du matin resté encore intact dans son attaché-case.
Alors il embrassa sa fille pour lui dire bonne nuit et ajouta: «Peut-être demain, ma chérie. Ce soir, papa est trop occupé."
Lorsque sa fille est morte, son chagrin fut inextricablement mêlé à des regrets pour quelques instants de son temps. Pourquoi n'ai-je pas pu tout simplement laisser mon travail de coté et lui lire une seule histoire? Tout ce qu'elle voulait, c'était cinq minutes de mon temps! Mais comment le père aurait-il pu savoir qu’il n’y aurait pas de lendemain?
Il y a quelques semaines mon grand-père est décédé. Comme je partais pour l'aéroport pour me rendre à l'enterrement, une de mes filles m'a dit, «Papy n'est pas vraiment parti."
J'étais très proche de mon grand-père et j'eus du mal à contrôler mes émotions. « Adina, il est parti," lui ai-je répondu tandis que les larmes coulaient sur mon visage. Mais ma fille de huit ans secoua la tête et murmura: «Papy est toujours là. Parce qu'il fait partie de toi, et aussi de moi. Et il le sera toujours."
Mon grand-père avait une de ces âmes rares qui rayonnent de gentillesse. Ses yeux souriaient toujours. Et quiconque le connaissait ressentait la chaleur qui se dégageait de sa bonté. Et Adina avait raison. Il avait donné tant d'amour et de temps à sa famille et possédait une si belle âme que même ses arrières petits-enfants en avaient été imprégnés.
Un visiteur indésirable
Quelques jours plus tard, j’errais dans la maison de mes grands-parents, tombant sur des photos qui racontaient l'histoire d'une vie vécue avec très peu de regrets. La maison était vide, mais les murs avaient encore cette odeur chaleureuse qui avait bercée mon enfance. Je voyais des signes de vie partout où mon regard se posait. Un chapeau. Une veste. Une paire de lunettes à côté du téléphone. Comment mon grand-père pouvait-il être parti? Je sentis un poids m’écraser, m’empêchant de respirer tandis que je me tenais dans la cuisine qui avait été en d’autres temps mon refuge. C’était ici que des guimauves enrobées de chocolat effaçaient tous les problèmes, ici où l'amour de grands-parents avait transformé la vie d'une petite fille.
Nous ne pouvons prévoir de quoi sera fait demain mais nous pouvons utiliser nos talents aujourd'hui.
S’insinuant en moi, solidement ancré, vint taper à ma porte le visiteur indésirable du regret. Peut-être aurais-je pu, peut-être aurais-je dû... Regardant à travers la fenêtre le vieux porche en bois pourri je me suis alors demandée: mon grand-père savait-il seulement combien je l'aimais? Saura t-il jamais combien il nous manque? Ces pensées me hantèrent comme il me fallait partir, puis je me suis souvenu des mots de ma fille tandis que je tournais la clef dans la serrure. Papy sait. Bien sûr, qu’il le sait.
Mais le regret est rusé et parvient toujours à nous suivre, il me semble qu’il fera toujours partie de nos vies. Même lorsque nous créons de belles choses ou découvrons des idées étonnantes, il y aura toujours une voix pour nous dire: ". Si seulement j'avais su alors ce que je sais maintenant" Mais nous ne le savons jamais.
Depuis que j'ai étudié le mythe de Sisyphe à l'université, j'ai sans cesse en tête cette question essentielle: La vie a-t-elle un but? Cela semble impossible que nous soyons comme Sisyphe, condamnés à rouler un rocher en haut d’une montagne sans aucune autre raison que de le regarder ensuite dégringoler la pente. Pour le faire rouler en haut de nouveau. C’est impossible. Si nous vivions nos vies de cette façon alors nous n’aurions que des regrets.
Mais si nous donnons un sens à nos vies, alors nos regrets peuvent nous servir pour construire un meilleur avenir. Einstein ne pouvait prévoir la manière dont ses découvertes seraient utilisées. Et nous ne pouvons prévoir de quoi sera fait demain. Mais nous pouvons utiliser nos talents aujourd'hui. Nous pouvons dire «je t'aime» aujourd'hui. Nous pouvons lire des histoires à nos enfants aujourd'hui.
Que se serait-il passé si Einstein n’avait «rien» fait? A quoi ressemblerait notre monde aujourd'hui? Que se passerait-il si nous évitions le succès uniquement par peur d’échouer un jour? Que se passerait-il si nous évitions de nous rapprocher de ceux que nous aimons par peur un jour de les perdre? C'est pourquoi il y a une certaine forme de force et de courage qui se dégage des paroles d'Einstein. Le vrai regret aurait été de ne pas avoir essayé du tout. Et malgré la relativité du temps et de l’espace, notre capacité à essayer, elle, reste une constante.
Cet article est dédié à la mémoire de mon grand-père bien-aimé, Aaron Yehiel ben Anshel.
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