Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 15:35




Faut-il, comme le veulent certaines associations antiracistes, interdire à Google de suggérer le mot "juif" dans ses requêtes ? C’est la question posée par Guillaume Erner dans son dernier billet.
Ce débat, qui rappelle celui de la suppression du mot race de la Constitution, est simpliste et Erner a raison de souligner sa futilité. Ah ! Si seulement il suffisait de supprimer le mot juif pour mettre fin à l’antisémitisme, ce serait merveilleux.


Mais tous les anciens SS vous le diront, même en supprimant les juifs, l’antisémitisme perdure, ce truc est une maladie incurable. Surtout, comme l’écrit Guillaume Erner, l’affaire Google montre que "la judéité d’un individu est un vrai sujet dans l’Hexagone." La juste question n’est donc peut-être pas de savoir s’il faut interdire à Google de faire ces suggestions, mais plutôt de comprendre pourquoi diable cela arrive en France ? Et ce que cette exception raconte.


De l’antisémitisme en France ?


Je n’ai pas vérifié si les versions ukrainiennes ou hongroises du moteur de recherche faisaient les mêmes suggestions, mais il est évidemment troublant que la France, patrie des Droits de l’Homme et république laïque, semble occuper une place de choix au palmarès de l’antisémitisme larvé. En premier lieu, il est important de rappeler que nous ne disposons d’aucun chiffre. Par exemple, on ne sait pas combien d’individus ont tapé "François Hollande est juif", comme Google le suggère lorsqu’on inscrit le nom du président de la République ; ce serait d’ailleurs intéressant de le savoir.


Ensuite, et le linguiste Jean Véronis l’a rappelé, l’algorithme de Google aboutit au même biais lorsqu’on tape le mot "noir", et, selon les personnalités des individus, il suggère parfois le terme "chrétien", comme c’est le cas pour Zidane, ou "musulman" pour Barack Obama par exemple. Du reste, Véronis explique que le processus n’est pas totalement algorithmique et que Google intervient sur certaines requêtes à l’instar du terme "youpin" qui n’amène aucune suggestion. Ces précisions apportées, comment expliquer que certains de nos concitoyens éprouvent la nécessité de "débusquer le juif" ? Cela signifie-t-il qu’il existe en France un antisémitisme dormant ? Et si oui, pourquoi ?


Le rôle de la laïcité


Suite à l’affaire Mohamed Merah, un débat important est venu alimenter les colonnes du site Slate.fr. D’un côté, Rachael Levy, une jeune journaliste américaine a énoncé pourquoi il lui semble que la laïcité, en tant que facteur d’homogénéité, nourrit une forme d’antisémitisme silencieux. De l’autre, Eric Leser, ancien correspondant du Monde aux Etats-Unis et l’un des fondateurs de Slate.fr, affirme le contraire : la laïcité protège. Si la question vous intéresse, je vous encourage vivement à lire ces papiers. De l’affaire Dreyfus à Mohamed Merah en passant par Napoléon et le conflit israélo-palestinien, ils proposent deux lectures contradictoires, mais d’un égal intérêt, de l’histoire et des causes des antisémitismes (le pluriel est important) en France. 


Même s’il est en total désaccord avec Rachael Levy, Eric Leser le reconnaît, la journaliste a mis "le doigt là où ça fait mal", ajoutant que "les plaies historiques de l’antisémitisme sont loin d’être toutes refermées."
Ce débat, qui avait pour origine la question de laïcité, a peut-être un défaut qui caractérise tout autant la comparaison que j’énonçais plus haut avec les mots "musulman" et "chrétien". En simplifiant ses termes, on voit que cette question se trouve réduite à celle de la religion. Mais quel besoin a l’utilisateur de Google de savoir qu’untel ou untel est juif ? Veut-on savoir si Jean-Marc Morandini est juif pour avoir une bonne raison de le détester ? 


Ou pour autre chose ? J’émets l’hypothèse que la recherche de la judéité d’un individu semble agir comme une sorte de matrice explicative. Tiens, untel est juif, pas étonnant qu’il ait dit ceci ou cela, pas étonnant qu’il occupe cette place-ci ou cette place-là, ou encore qu’il raisonne comme ci ou comme ça. Penser que la judéité est une identité figée, sorte de monolithe auquel l’individualité serait soumise est le postulat nécessaire de l’antisémitisme.


Comment définir la judéité


Mais qu’est-ce que la judéité ? Allez-y, comme ça, essayez de répondre. Bonne chance. Voici une définition, c’est celle du dictionnaire. La judéité c’est "l’ensemble de critères qui constituent l’identité juive", autrement dit une véritable auberge espagnole où chacun dispose de ce avec quoi il est arrivé. Protéiforme, la judéité est à géométrie variable. Religion, culture, histoire, tradition, Shoah, Diaspora, ces critères de la judéité sont plus ou moins importants d’un individu à un autre. 


Certains vivent une judéité en dehors de toute forme de religiosité et de tradition, d’autres en exclusion totale de la question israélienne par exemple tandis que pour d’autres encore, ces questions sont essentielles. Scoop : même des individus dont la mère n’est pas juive peuvent se sentir dépositaires d’une forme de judéité. C’est très fréquent, notamment parmi les enfants et petits-enfants de survivants de la Shoah, dont la judéité fut passée sous silence après la Seconde guerre mondiale. Ainsi, il y a en France des catholiques animés d’un fort sentiment de judéité. Bref, les antisémites ne sont pas sortis de ladite auberge.


Preuve que la judéité ne se réduit pas à la religion on observe à New York comme à Tel Aviv, mais aussi à Paris, un retour important, une sorte de revival de la culture juive ashkénaze, celle des Shtetl du Yiddish, du Gefillte Fisch et du Klezmer qui montre bien qu’en matière de judéité, la langue, la culture, la cuisine, la musique ou la littérature jouent à armes égales avec la religion. Identité multidimensionnelle, complexe et d’une richesse inouïe, la judéité, à l’image de sa question essentielle, celle de la transmission, est un ensemble difficile à saisir, y compris pour les juifs eux-mêmes. 


L’antisémitisme résout ce problème. Pourtant, et surtout paradoxalement, il y a peut-être dans ces questions posées à Google une forme de curiosité, une curiosité malsaine évidemment, mais une curiosité toujours. C’est qu’en France, cette insaisissable judéité reste obscure. Mystérieuse, on ne la comprend pas.
"Pas grave de déclarer que les juifs ont plus d’influence dans la finance et les médias"
Dans les représentations sociales, les juifs sont réduits à des clichés véhiculés par des films comme Rabbi Jacob ou La Vérité si je mens ! Et parce que le public a conscience qu’il s’agit de clichés, les réflexes antisémites perdurent. 


Ainsi, en 2009, dans une étude(aller vers le milieu de l’article) commandée par l’UEJF, 42% des personnes interrogées estimaient qu’il n’était "pas grave" de déclarer que "les juifs ont plus d’influence que les autres dans la finance et les médias", tandis qu’ils étaient 18% à juger qu’une telle affirmation n’est "pas du tout grave". Mettons cette question en perspective avec le racisme en général : en 2007, un autre sondage nous apprenait que 48% des Français trouvaient qu’il y a "trop d’immigrés en France", 30% d’entre eux se déclaraient racistes.


 Reste donc cette interrogation : comment expliquer que, près de soixante-dix ans après la Seconde guerre mondiale, la judéité soit associée aux clichés antisémites datant des années 30 dans la conscience collective ?


De fait, il n’existe pas ou peu de figures de la judéité en France. Je réinvestis ici le débat franco-américain de Rachael Lévy et Eric Leser pour constater que les Etats-Unis, et New York en particulier sont marqués par une judéité culturelle où se côtoient Woody Allen, Philip Roth ou encore Saul Bellow. A travers des personnages comme Zelig, Portnoy ou Herzog, la judéité a envahi l’espace public pour ne plus parler qu’aux juifs mais bien à tout le monde. Pour s’en convaincre il suffit de taper le mot "jews" dans la barre de recherche du site du New York Times. Les contributions se bousculent par dizaines. 


Elles sont de toutes sortes, touchent à la culture juive, comme à son identité. Les Juifs ont-ils le monopole de l’anxiété ? se demande, non sans humour, le journaliste Daniel Smith. "Les juifs dans un murmure", titre Roger Cohen pour parler d’un roman de Philip Roth. Willy Loman était-il juif ? s’interroge Samuel G. Freedman relisant le chef d’œuvre d’Arthur Miller, Mort d’un commis voyageur. Faites ensuite la même chose sur le site du Monde, l’équivalent français du New York Times : les occurrences ne concernent plus que la laïcité, l’affaire Merah, Israël, Dieudonné ou notre fameux débat sur Google. 


On ne trouve rien, absolument rien sur la judéité comme si, en France, la question ne se posait pas. Même l’Allemagne, à l’image de l’écrivain Maxim Biller est plus pertinente sur le sujet. Quant à la Grande-Bretagne, Howard Jacobson y a obtenu le Booker Prize, l’équivalent britannique du Goncourt pour son roman The Finkler Question qui interroge avec autant de gravité que de humor cette fois-ci, la judéité britannique.


En France, la judéité n’est pas un sujet
Certes, en France, une pièce comme Le Vieux juif blonde a rencontré un important succès. Certes, à travers ses romans, Eliette Abécassis porte une réflexion importante sur le judaïsme avec ses romans Sépharade ou plus récemment 


Et te voici permise à tout homme, où elle interroge le rapport archaïque du judaïsme avec les femmes, mais c’est à peu près tout. Ainsi, la judéité française semble se limiter à trois dimensions. La dimension religieuse tout d’abord. La dimension historique ou traumatique avec la Shoah, dont on parle beaucoup mais dont on ne perçoit que peu comment elle redéfinit et donne sens à la judéité aujourd’hui, et enfin la dimension géopolitique avec le conflit israélo-palestinien dont il paraît inimaginable pour certains qu’on puisse être juif et se sentir à distance de cette question, raccourci intellectuel meurtrier qui fut celui de Mohamed Merah.


Anecdote. Il y a quelques semaines, à New York, je courais aux côtés d’un ami lorsque passa un autre jogger, torse-nu. Je ne pouvais m’empêcher de remarquer que le bonhomme était très poilu. Je fis part à cet ami de mon étonnement devant ce coureur sans complexe. Et mon ami de répondre, non sans humour juif : "Ici, toutes les caractéristiques juives sont considérés comme étant positives". 


Énième témoignage de l’aisance des américains à aborder la judéité même là où on ne les attend pas, il est difficile d’imaginer cette scène en France. Certes le modèle américain, communautaire par essence, explique et justifie cet état de fait... Et alors ? Pourquoi la société française ne pourrait-elle pas produire les mêmes effets ? Existerait-il une forme de crainte à aborder la judéité ? Aurait-on peur, en voulant en parler, de produire l’effet inverse et de nourrir l’antisémitisme ? Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le silence qui entoure la judéité entretienne des préjugés nourris par l’ignorance.


Dernière hypothèse : en voulant protéger la dimension religieuse de la judéité, le modèle français n’a-t-il pas produit les effets inverses du modèle américain où la question est plus largement ouverte ? Paradoxalement, l’effet pervers de la laïcité, qui ne s’intéresse qu’à la religion et c’est très bien, est peut-être d’avoir servi de planque à la judéité française en général. 


Pour vivre heureux, vivons cachés. Mais je le répète, c’est une hypothèse. Elle ne remet pas en cause le bien fondé de la laïcité. Car la judéité française parle, évidemment, et surtout à ceux qu’elle concerne. Comme le souligne Guillaume Erner, le problème c’est que la judéité d’un individu s’apparente au "secret le mieux gardé du monde" et "nourrit les fantasmes les plus délirants". 


Et plutôt que d’attaquer Google, tout se passe comme si, en matière de judéité et d’antisémitisme, au lieu d’interdire, la solution serait plutôt d’en parler.
Repost 0
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 15:35


Comme chaque année, avait lieu pendant Roland Garros le Trophée des personnalités. Pour cette 19ème édition, ils ont été nombreux à venir taper dans la petite balle jaune, et surtout, à tester leurs coups droits et leurs revers, entre people plus ou moins entraînés. 

Des matchs de tennis d'un bon niveau, pour certains entre deux enregistrements d'émission, un peu de pluie, beaucoup de humeur, et deux nouveaux vainqueurs cette année. 

Côté femmes, c'est Estelle Denis qui, pour sa première participation, a gagné en finale contre Caroline Barclay. Et chez les hommes, l'animateur de télé, Arnaud Lemaire, a battu Cyril Hanouna.

 L'an dernier, les deux hommes s'étaient déjà rencontrés en finale, mais c'était Cyril Hanouna qui avait gagné. Un partout, balle au centre, la belle l'année prochaine pour la 20ème édition messieurs ? Retrouvez le Trophée des personnalités de Roland Garros 2012 en photos.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Benjamin Castaldi fait son Roland Garros

 
Son secret pour jouer aussi bien au tennis ? Des stages, payés par son papa, lui aussi assez bon joueur. Comme monsieur Castaldi père vient d'être opéré, il n'a pas pu participer cette année. Mais, il n'a pas résisté et il est venu taper quelques balles avec Benjamin, juste pour le plaisir.
Décontracté et à la fois concentré, par moments mauvais perdant, mais toujours souriant, Benjamin Castaldi, pourtant en plein Secret story est venu profiter de la célèbre terre battue parisienne.
Benjamin Castaldi torse nu pour répondre à nos questions ? Ses échanges de balles avec son père Jean-Pierre Castaldi ? Stéphane Plaza qui répond à une interview téléphonique tout en jouant ?


Arnaud Lemaire fait son Roland Garros

 
C'était sa troisième participation. Arnaud Lemaire est l'heureux gagnant du côté simple hommes de cette 19ème édition du Trophée des personnalités Roland Garros 2012. 


Estelle Denis fait son Roland Garros

 
Pour sa première participation au Trophée des personnalités, Estelle Denis est l'heureuse gagnante du tableau simple femmes.
Pour la suite voir le lien ci dessous : 

 
Repost 0
Published by catger - dans SPORTS
commenter cet article
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 13:12

L'Euro 2012 a connu son premier incident raciste avant même que ne soit donné son coup d'envoi ce vendredi 8 juin. La veille, les joueurs noirs de l'équipe des Pays-Bas ont été la cible de cris de singes de la part de quelques centaines de supporters parmi les 25.000 personnes qui assistaient à une séance d'entraînement au Stadion Miejski de Cracovie.
 
A l'initiative de leur capitaine Mark van Bommel, les joueurs ont déplacé leur entraînement de l'autre côté du terrain. Van Bommel, qui avait visité deux jours plus tôt le mémorial d'Auschwitz, a déclaré :«C'est vraiment une honte, surtout quand on revient d'Auschwitz, d'être confronté à ça. Nous allons faire remonter ça à l'UEFA, et si de telles choses se reproduisent nous parlerons avec l'arbitre et lui demanderont d'arrêter le match.»
 
Selon le Guardian, l'UEFA a essayé de démentir l'incident, en affirmant que les cris n'étaient pas à caractère raciste mais simplement des protestations contre le fait que Cracovie n'avait pas été choisie comme ville-hôte de la compétition. Une version qui a enragé van Bommel :«Vous devez ouvrir vos oreilles. Si vous avez entendu mais faites semblant de na pas l'avoir entendu, c'est encore pire.»
 
Le racisme dans les stades est un des enjeux majeurs de la compétition pour ses deux pays hôtes, la Pologne et l'Ukraine. Un documentaire alarmant de la BBC diffusé lundi 28 mai a créé une vive polémique autour de l'ampleur du problème, et entraîné une véritable campagne de communication des autorités polonaises et ukrainiennes. Des représentants des deux pays ont accusé le documentaire d'être «biaisé et partial» et d'exagérer le problème, affirmant notamment que «l'Ukraine est très connue pour sa tolérance et a l'habitude depuis longtemps de vivre avec d'autres nationalités».
«C’est vraiment une honte, surtout quand on revient d’Auschwitz, d’être confronté à ça. Nous allons faire remonter ça à l’UEFA, et si de telles choses se reproduisent nous parlerons avec l’arbitre et lui demanderont d’arrêter le match.»
«Vous devez ouvrir vos oreille. Si vous avez entendu mais faites semblant de na pas l’avoir entendu, c’est encore pire.»

 
Le Premier ministre polonais a pour sa part effectué un voyage très médiatisé à Lodz pour dîner avec le premier député noir de Pologne,John Godson, qui a vanté les progrès faits par son pays et critiqué le documentaire de la BBC.

 
Michel Platini, le président de l’UEFA, a pour sa part rappelé que son organisation avait pris «une mesure importante il y a deux ans, en donnant la permission aux arbitres d'arrêter temporairement le match ou définitivement en cas de racisme», et qu’il les «soutiendra s'ils arrêtent le match».

 
Mise à jour vendredi 8 à 11h37: la fédération hollandaise de football a déclaré qu'elle ne déposerait pas de plainte officielle pour l'incident, qu'elle considère désormais clos, comme l'Uefa.
G.F.
Repost 0
Published by catger - dans FOOTBALL
commenter cet article
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 07:58


Nous ne sommes pas des monstres, et loin de nous l’envie de trancher de la guibolle. En revanche, Marion Cotillard a du passer par la case découpe pour le film ‘De rouille et d’os’ de Jacques Audiard. Making off en vue ! 
Les effets spéciaux ont beau être monnaie courante, ils sont de plus en plus impressionnants. L’exemple typique et d’actualité est donc le dernier film d’Audiard où Marion Cotillard se voit amputer des deux jambes. Sans vous spoiler, mieux vaut ne pas titiller une orque.
Au quotidien, l’actrice se déplace aisément sur deux membres et l’illusion de la perte de ses jambes est tout bonnement hallucinante. Les scènes dévoilant ces mutilations sont multiples et très crédibles, comment ? Grâce à des chaussettes … vertes !
Les classiques sont les meilleurs, on vous laisse découvrir ce making off présenté par Mikros Image
Mikros Image présente le making of de quelques scènes du film "De rouille et d'os" de Jacques Audiard où l'actrice principale incarnée par Marion Cotillard est amputée des jambes. On découvre les effets spéciaux (VFX) qui permettent de rendre cette amputation très réaliste.
 

0 commentaires:

Repost 0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 22:59

 (Albert Camus, 1947)

"On est toujours sûr de tomber, au hasard des journées, sur un Français, souvent intelligent par ailleurs, et qui vous dit que les Juifs exagèrent vraiment. Naturellement, ce Français a un ami juif qui, lui, du moins… Quant aux millions de Juifs qui ont été torturés et brûlés, l’interlocuteur n’approuve pas ces façons, loin de là. Simplement, il trouve que les Juifs exagèrent et qu’ils ont tort de se soutenir les uns les autres, même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration."

Journal allemand: de plus en plus de Juifs quittent la France

"Je connais le professeur qui a été abattu. Il vivait ici en Israël jusqu'à tout récemment. Il a fallu beaucoup de temps pour le persuader d'aller à Toulouse pour y enseigner l'hébreu et la religion. Il quitte la région troublée du Moyen-Orient et se fait assassiner en France avec ses deux enfants."  remarques. L'article n'évoque pas les Juifs qui quittent la France pour s'installer aux Etats-Unis, au Canada, en Australie etc. - dont on n'a aucun chiffre. 

 Ni le fait qu'un quart de la population française exprime des sentiments antisémites (sondage ADL).  On se rappellera que le rabbin hongrois Slomo Koves confiait récemment: "J'ai rencontré plus d'antisémitisme aussi bien verbal que physique pendant les deux ans que j'ai vécus en France que pendant 20 ans en Hongrie".  Il est vrai qu'en Hongrie, où l'antisémitisme est élevé, on ne tue pas des Juifs.

Spiegel on Line consacre un article aux nombre croissant de Juifs qui quittent la France en raison de la montée de l'antisémitisme. Fears of Anti-Semitism: More and More French Jews Emigrating to Israe

"Un nombre croissant de Français achètent des maisons en Israël craignant la montée de l'antisémitisme en France. Beaucoup se plaignent d'être harcelés en public et estiment que le pays n'est plus un endroit sûr pour élever leurs enfants. Dans le sillage des attaques Toulouse, la vague d'émigration est susceptible d'augmenter. [...]

Il y a cinq ans, Linda a déménagé de Paris au Canada, puis s'est installée dans la ville portuaire israélienne d'Ashdod. Il y a à peine une semaine, elle, son mari et leurs deux fils faisaient face à une pluie de roquettes tirés de la bande de Gaza. Néanmoins, Linda, qui ne veut pas être identifiée par son nom de famille, se réjouit de ne plus vivre en France. "On est beaucoup plus en sécurité ici qu'en France," dit-elle.

"L'antisémitisme est devenu insupportable là-bas," confie-t-elle. "Les enfants sont harcelés sur le chemin de l'école pour la simple raison qu'ils sont Juifs." Elle raconte qu'elle a également été victime d'harcèlement sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris. "Je portais un collier avec une étoile de David", se souvient-elle. "Quelqu'un m'a bousculée et je lui ai dit:"Vous devriez vous excuser". Et il a répondu qu'il ne présentait pas d'excuses à une Juive".

Selon le ministère israélien de l'Intégration, environ 2.000 Juifs français s'installent chaque année en Israël et un total de 100.000 ont déjà fait leur allyah. Le gouvernement israélien est très heureux d'accueillir les nouveaux arrivants, qui sont généralement aisés et instruits. En 2004, l'appel du Premier ministre Ariel Sharon aux Juifs français à émigrer avait déclenché l'indignation à Paris et conduit à un refroidissement des relations entre les deux pays. Mais la vague d'immigration se poursuit sans relâche. [...]

Yitzhak Touitou, un agent immobilier de Tel Aviv, confirme cette tendance. "Environ un tiers de mes clients sont des Juifs de France", explique-t-il. Il ne s'agit pas seulement de personnes riches qui achètent des résidences secondaires en Israël. "Chaque Juif français qui a les moyens financiers achète un appartement ici", ajoute-t-il.

Daniel Ben-Simon [membre de la Knesset] estime que "près d'un Juif français sur deux a une résidence en Israël. C'est une sorte de police d'assurance, juste au cas où la situation en France s'aggrave davantage."

 Lorsqu'il leur fait visiter des propriétés, les clients de Touitou racontent des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête. "L'atmosphère en France est devenu très menaçante," explique t-il. "Les gens ne portent plus la kippa quand ils sortent en public. Ils ont peur d'être harcelés."

Pour Touitou, dont la belle-mère est la femme du fondateur de l'école Ozar Hatorah, où les meurtres ont été commis, il y a une ironie tragique dans les événements de Toulouse. "Je connais le professeur qui a été abattu. Il vivait ici en Israël jusqu'à tout récemment. Il a fallu beaucoup de temps pour le persuader d'aller à Toulouse pour y enseigner l'hébreu et la religion. Il quitte la région troublée du Moyen-Orient et se fait assassiner en France avec ses deux enfants."

En réponse à l'attaque, le vice-Premier ministre Silvan Shalom a, comme Sharon en 2004, invité mais dans des termes plus prudents les Juifs de France à s'installer en Israël. Ben-Simon estime que l'appel d'Israël pourrait être couronné de succès. "S'il est établi que des Juifs ont été délibérément pris pour cible, Israël peut s'attendre à voir une vague de Juifs français fuir le pays."

---------------------------------------------

On se rappellera que le rabbin hongrois Slomo Koves confiait récemment: "J'ai rencontré plus d'antisémitisme aussi bien verbal que physique pendant les deux ans que j'ai vécus en France que pendant 20 ans en Hongrie". Il est vrai qu'en Hongrie, où l'antisémitisme est élevé, on ne tue pas des Juifs.

Vu la situation qui dégénère de plus en plus en France, il est normal que les juifs de France fuient. Je connais plusieurs même qui ont fait leur alya. Encore quelques intellectuels dont la France ne bénéficiera pas de leur travail.

Contact:

philosemitisme.blog@gmail.com
_______________________
 
"Le peuple juif, en revenant en Israël, a accompli sa "sortie d'Europe". Je veux dire: grâce au rétablissement de son État, il a cessé d'être dépendant spirituellement des nations européennes dans lesquelles il vivait ou vit encore. C'est l'issue d'une très longue séquence historique. Ce n'est pas seulement la conséquence de la destruction des Juifs d'Europe; c'est aussi la suite de l'effacement de soi auquel les nations européennes travaillent depuis vingt ans avec un zèle qui étonne. Étant ainsi "sorti d'Europe", le peuple juif invite l'Europe à dire son nom. Il lui demande son nom." (Pierre Manent, La raison des Nations
Repost 0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 22:07

AVENUE FRANKLIN ROOSVELT A LA GOULETTE. Par Somelier Richard ..


Cette avenue était considérée comme étant la principale. Prenant sa source à partir du canal nord de la Goulette, elle s’arrêtait à la frontière du quartier dit de la Piccola Chichilia plus exactement à hauteur du SQUARE. A proximité de la station d’essence Esso tenue par les frères ?????


Tout au long de cette avenue, que l’on soit sur le coté pair ou impaire, de nombreux commerces tenus particulièrement pas des juifs goulettois étaient à l’honneur. 


On y trouvait des gargotes comme celle de Khlifa, le roi de la brique à l’œuf ( Bri Kha), face à CHEZ BICHI, des marchands de beignets à l’huile, zlebia sfenj, makrouds, frites dans les vitrines etc…Ces magasins étaient tenus par des musulmans issus du sud de la Tunisie. Tout comme les épiceries. Les patrons travaillaient trois ans d’affilés et ensuite repartaient pour deux ou trois mois pour rendre visite à leur famille durant le mois de Ramadan de préférence, laissant leurs échoppes à des cousins. Je me rappelle de Hamza l’épicier pas loin de l’oukalla, grand spécialiste des salaisons. Et de celle dite à DEUX PORTES pas loin du Casino.


Sur cette avenue se trouvaient aussi les célèbres restaurants CHEZ BICHI et son concurrent qui lui faisaient face, CHEZ KAHLOUN. 
La boutique Galerie Albert était très connue. On y trouvait presque tout, du petit bouton à la bobine de fil ainsi que des étoffes Son employé Mistro bamout de son vrai prénom Mouchi, avait du mal à mesurer un mètre de tissus. Celle de Franco mercerie était aussi bien connue par les dames. 


Les cafés et brasseries étaient nombreux et chacun des goulettois avait son ou sa préférée. Certains restaurants se transformaient en salle de prière lors du YOM KIPPOUR. MADAME LAGARDE. Sur cette grande avenue, beaucoup de petites rues menaient aux plages. Elle était la seule qui nous ouvrait le grand air marin. 


Des noms comme le Takket’S, le Casino, le Printania, étaient des lieux très prisés par la grande communauté juive. 


Un pigeonnier, à proximité du Casino, culminé à 50 mètres au dessus de la mer, bien raide il faisait face au Bou-Kornine. Un jour sa coupole fut emportée par le vent. Sans faire de victimes et depuis les pigeons trouvèrent refuges ailleurs. 


Cette avenue avait aussi sa petite synagogue sur rue tenue par intermittence par Monsieur Feu KRIEF, le papa de Ruthy. 
Durant la période estivale, elle était l’avenue des grandes promenades. Des allés et venues sans interruption qui obligeaient les voitures à slalomer d’entre les passants indisciplinés durant la saison chaude. 


L’apport des tunisois en masse durant cette saison augmentait considérablement la population locale. Nous goulettois, retrouvions alors nos copains tunisois qui se mêlaient à toutes nos agapes et à nos jeux. Beaucoup de membres de famille aimaient à installer une petite table devant le seuil de leur maison pour y gouter à leur apéro ou tout simplement restaient allongés sur leur chaises longue pour ressourcer leurs poumons du bon air frais marin de la cité. Je n’ai pas connu de tuberculeux à la Goulette. Mais beaucoup de cons et de couillons sains d’esprit.


L’ambiance sur cette avenue équivalait à celle des CHAMPS ELYSEES mais à petite échelle. Bien éclairée la nuit, ses arbres blanchis à la chaux vive, elle vivait ses longues soirées en harmonie avec ses estivants et ses locaux. 


Le café VERT était le plus prisé des endroits autant par les jeunes goulettois que par les jeunes tunisois sans oublier les familles attablées sur sa terrasse dés le coucher du soleil. 


C’est sur cette grande avenue que les vendeurs de Jasmin et autres marchands de condiments arpentaient sans discontinuer ce ‘boulevard’ de la joie et du plaisir. Elle offrait à cette cohue insatiable un certain bonheur non retenu.


La grande avenue FRANKLIN ROOSVELT était aussi l’avenue des défilés du 1 Juin, commémoration de la rentrée de Bourguiba par le port. 
Elle devrait être inscrite au PATRIMOINE NATIONALE MONDIALE tant elle a dépassé largement sa renommée.


Je m’excuse de ne pouvoir citer dans les détails certaines boutiques, échoppes et magasins qui ont fait la fierté de cette avenue tels le marché centrale et sa poissonnerie. 


A vous chers amis, de compléter ce que j’ai oublié certainement. Merci.
Repost 0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 20:16


 
Ö ! Mère.

Ö ! Mère,
On ne parle pas assez de toi,
Ö ! Mère,
Tu es la source de notre vie,

Tu es le bonheur de notre cœur,
Ö ! Mère,
Tes souffrances,
Qui font jaillir tes larmes d’amertume,

Lors de nos maladies,
Nous marquent à vie,
Nous écœurent l’âme,
Car un fils ou une fille ne veut regarder sa maman

Souffrir,
Pour une cause ou pour une autre,
Tu nous couves d’amour,
D’attention,

Et de chaleur maternelle,
Ö ! Mère,
Tu demeures debout,
Avec un grand cœur,

Afin de veiller,
Sur nos éducations,
Afin de nous arroser
De ton amour,

Afin de nous semer de tes attentions,
Ö ! Mère,
On voit tes rides se dissiper au fil des années,
Sur ton visage,

Symboles de tes sacrifices, sans lassitudes,
Malgré, les sillons du temps qui marquent ta persévérance,
Tu tiens à être toujours là à côté de nous,
Même si après que nous aurions eu des enfants,

Ton amour maternel,
Demeure toujours jeune et vibrant,
Sensible, bienfaisant et chaleureux,
Divin, serein et réconfortant,

Ö ! Mère,
Je t’ambrasse sur le front,
Divinement et sereinement,
Afin de te remercier,

De ton amour maternel,
Te ton attention maternelle,

De ton éducation,
Et,
De nous avoir inculqués,
Des valeurs morales et humaines,

Afin que nous soyons,
Des acteurs sociaux et humains,
Enrichissants,
Qui participent,

Depuis leurs positions,
Dans le développement social et humain,
Afin que toute l’humanité marche,
Sur le chemin de la prospérité,

Ö ! Mère,
Je t’aime,
Je t’arrose de mes considérations,
Et de mes gratitudes éternellement.

 
Fattoum Abidi (droit d’auteur).
 
 
Repost 0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:54


Un incident isolé n’est qu’un incident isolé, bien sûr. Mais un incident isolé extrêmement grave suivi d’un autre événement isolé extrêmement grave, ce n’est plus seulement un incident isolé, c’est une série qui s’enclenche. Quand ces incidents viennent s’ajouter à des centaines d’incidents moins graves, on peut parler d’une atmosphère. Et c’est ce que je fais.

 
Ce doit être dit : il existe en France aujourd’hui, mais aussi ailleurs en Europe, une atmosphère antisémite particulièrement nauséabonde. 
Celle-ci s’est fortement accentuée depuis les crimes de l’ignoble Mohamed Merah.
Elle a débouché sur l’agression de trois jeunes hommes portant kippa à Lyon ce samedi. Elle est ponctuée d’insultes, de graffitis, d’agressions plus mineures, qui n’en sont pas moins des agressions.

 
Elle ne signifie pas que tous les Juifs, partout, sont menacés en France, non, tout au moins pas pour le moment.
Un Juif discret sur son appartenance au peuple juif courra beaucoup moins de risques. Un Juif qui ne portera pas de kippa et ne se rendra jamais la synagogue courra moins de risques aussi. Mais lorsque, pour continuer à vivre un peu plus tranquilles dans un pays, les Juifs doivent baisser la tête, raser les murs, se faire transparents, prêter attention aux mots qu’ils prononcent, ils peuvent en déduire que ce pays n’est plus un pays de liberté et qu’il s’y prépare pire encore.

 
Or, je le pense, il se prépare pire encore.
Je l’ai écrit dans mes derniers livres. La chasse aux Juifs a recommencé, et je le dis avec tristesse et colère, elle se poursuivra.
Elle se poursuivra d’autant plus aisément que rien ne viendra la freiner.
Les associations censées pratiquer la « vigilance » contre l’antisémitisme sont en réalité des association de police de la pensée au service du « politiquement correct ». Elles sont prêtes à se mobiliser contre l’antisémitisme d’extrême droite, seulement contre l’antisémitisme d’extrême droite qui, en Europe occidentale, est moribond. Si on leur parle d’antisémitisme islamique, elles passent à l’attaque : non pas contre les antisémites islamiques, mais contre ceux qui les dénoncent, et qui seraient racistes, « islamophobes ».

 
Les adeptes de l’antisémitisme islamique donneront d’autant plus aisément libre cours à leurs basses pulsions qu’outre la complicité de leurs compagnons de route, ils sont branchés en direct sur la vague islamique qui déferle sur le monde arabe et musulman, et que diverses chaînes satellitaires arabes déversent dans des centaines de milliers d’appartements en France. La haine des Juifs déversée quotidiennement par al Djazeera en arabe monte en puissance.
Les adeptes de l’antisémitisme islamique peuvent aussi compter, au-delà de la LICRA, de Sos Racisme, ou du Mrap, sur l’amitié active de l’extrême gauche et de la gauche bien pensante, qui clament haut et fort qu’elles ne sont pas antisémites, mais qui, dès qu’on leur parle d’Israël, commencent à laisser leur bouche se tordre sous l’effet d’un mépris insidieux qui, chez certains, aura tôt fait de se transformer en détestation bilieuse.

 
Pour ne pas courir de risque dès aujourd’hui, un Juif en France doit non seulement être discret, ne pas porter de kippa, ne pas se rendre à la synagogue, ou furtivement. Pour bien baisser la tête, raser les murs, se faire transparent, et pour bien prêter attention aux mots qu’il prononce, il doit parler aussi peu que possible d’Israël, ou ne le faire que de manière critique, distanciée, en se disant, par exemple « pro-Israélien et pro-Palestinien », hostile à Netanyahu et aux « colons ».

 
Ce pays n’est plus un pays de liberté, non.
Et il s’y prépare pire encore, oui.
La LICRA, Sos Racisme, le Mrap vont continuer à combattre un antisémitisme qui n’existe quasiment plus, à empêcher qu’on combatte un antisémitisme qui, lui, existe, tue des Juifs à l’arme de guerre ou les agresse en groupe à coups de marteau, et à dénoncer le « racisme islamophobe », la main dans la main avec des associations islamiques.

 
La vague islamique qui déferle sur le monde arabe et musulman va continuer à déferler, lourde d’imprécations antisémites que les chaînes de télévision françaises passent sous silence, mais que les chaînes satellitaires arabes déversent quotidiennement dans toute la Franc et toute l’Europe.
 
 
L’extrême gauche et la gauche bien pensante gagnent en importance, année après année, s’approchent, en France, d’une mainmise hégémonique et sans partage sur tous les pouvoirs : politique, économique, culturel, médiatique.
Au mieux, vraiment au mieux, on peu s’attendre à des propos tels que ceux de Manuel Valls qui a parlé d’ « attaque délibérée contre notre modèle républicain », mais n’a dénoncé ni l’antisémitisme de ces actes, ni, surtout, l’antisémitisme islamique.

 
Et nous sommes dans une période où le calme règne sur les frontières d’Israël….
La chasse physique aux Juifs s’accompagne, par ailleurs, d’une chasse aux produits juifs.
Plusieurs pays d’Europe (pas encore la France) ont décidé d’interdire à la vente les produits de la mer Morte, car ils sont fabriqués par des mains juives dans des territoires qui ont été islamisés à un moment donné et qui doivent donc, apparemment, l’être à jamais aux yeux de dirigeants européens soumis à l’islamiquement correct. D’autres produits suivront sans doute.

 
Des festivals de cinéma boycottent les films israéliens : on y voit des acteurs juifs qui parlent hébreu. Imaginez !
Soixante dix ans après la Shoah, les pays qui interdisent les produits juifs israéliens ne semblent pas se souvenir qu’un chancelier allemand a pris le même type de décision trois générations avant eux.
Mais ne leur dites pas qu’ils raisonnent comme ce chancelier allemand, ils pourraient se fâcher. Je pourrais par contre leur suggérer de continuer à vendre les produits concernés en apposant dessus une étoile jaune et la mention : « attention, produits juifs ! ». Ce serait plus clair.
Ne dîtes pas aux responsables des festivals de cinéma qu’il y a quelque chose de Joseph Goebbels chez eux.

 
Ils pourraient vous traiter de fasciste, ou de nazi. C’est ainsi qu’on procède chez ces gens-là. Les disciples de Goebbels aujourd’hui traitent ceux qui ne sont pas disciples de Goebbels de fasciste et de nazis. Nous vivons vraiment une époque extraordinaire. Je pourrais suggérer aux responsables de festivals de projeter les films en question en affichant à l’entrée des étoiles jaunes et en avertissant : « attention, film juif ! ». Ce serait plus clair là encore.

 
Au temps de Goebbels, certes, Israël n’existait pas. Le « peuple palestinien » n’avait pas encore été inventé par des adeptes vieillissants de la « solution finale » et des membres du KGB. Les antisémites européens agissaient directement et ne pouvaient pas instrumentaliser l’antisémitisme islamique pour tenter d’avancer vers leur objectif d’une Europe et d’un monde judenrein.
© Guy Millière pour www.Dreuz.info
Repost 0
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:28
 

§Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images. Jean Cocteau !













Repost 0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 21:47


Le Rav David Menaché a suivi un parcours plutôt atypique. Italien d’origine, il se rapproche de D’ieu et de la religion alors qu’il suit des études de sciences exactes. À la demande de son père, il termine sa thèse avant de partir en Israël, à la yechiva.
Conférencier polyglotte, avec de l’humour et beaucoup de démonstrations, le Rav David Menaché parcourt le pays et le monde pour livrer un message original sur les textes et la véracité de la Torah en maniant la guematria (la valeur numérique des lettres hébraïques).
Nous lui avons demandé des précisions sur ce fameux 5 et sur le mauvais œil !
Le P’tit Hebdo : Comment voyez-vous votre étude et votre enseignement ?
Rav David Menaché : Je m’attache à enseigner et à démontrer la véracité à toute épreuve de la Torah. Je prouve qu’il n’y a absolument aucune contradiction entre la Torah et les théories scientifiques.
 
Lph : Pourtant, certaines théories ne vont pas dans le sens de nos textes.
Rav D.M : Eh bien, dans ce cas c’est la théorie scientifique qui est à revoir. La science est empirique, c’est-à-dire que ses théories ne sont valables que jusqu’au jour où des nouvelles les remplacent. La science n’est pas figée, elle évolue, elle change en fonction des époques et des découvertes.
En revanche, la Torah, elle, est immuable.
 
Lph : Vos cours reposent beaucoup sur la valeur numérique des lettres hébraïques, la guematria. Qu’est-ce qu’apporte cette lecture des textes ?
Rav D.M : L’être humain est composé de trois dimensions : la pensée, la parole et l’action. L’action correspond à l’histoire et à son déroulement, aux faits qui nous sont relatés dans la Torah. La parole permet d’exprimer cette action, ce sont les écrits. Nous devons percevoir la pensée divine pour comprendre encore mieux les deux autres niveaux. Dans Sa bonté, le Créateur nous a dévoilé une façon d’atteindre Sa pensée. C’est la guematria : chaque lettre a une valeur numérique.
 
Lph : En quoi des chiffres révèlent-ils une pensée ?
Rav D.M : Les chiffres, tout comme la pensée, se situent dans le domaine de l’abstrait. De plus, ce que l’on trouve au niveau de la parole doit se retrouver au niveau de la pensée. Il est donc logique qu’il existe un lien entre ce qui est écrit et ces valeurs numériques. Celles-ci viennent nous apprendre des éléments qui sous-tendent chaque parole et donc chaque action.
 
Lph : La guematria serait-elle une  »vulgarisation » de la pensée divine ?
Rav D.M : En quelque sorte. Le divin se situe sur le plan métaphysique, qui est très difficile à atteindre pour nous. La guematria place ce divin sur le plan des mathématiques et donc du physique, plan que nous atteignons et comprenons. Cela rapproche la pensée humaine de la pensée divine.
 
Lph : Ne peut-on pas dire que l’étude par la guematria est parfois  »tirée par les cheveux » ?
Rav D.M : Dans mes cours, j’apporte de nombreux exemples. Chaque idée que j’avance est démontrée par plusieurs aspects ne laissant aucune question ou zone d’ombre. Alors on peut une fois ou deux tomber juste, on peut penser  »Ils sont super chanceux ces barbus ! ». Mais quand les théorèmes sont prouvés comme je le fais dans mes conférences ou dans mes livres, cela ne relève plus de la chance.
 
Lph : Que pouvez-vous nous dire sur le chiffre 5 ?
Rav D.M : Il me faut une conférence de 5 heures pour vous en parler ! Plus sérieusement, il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur le chiffre 5. D’abord, il faut savoir que l’étude de la kabbale nous aide à comprendre beaucoup d’aspects que nous ne voyons pas dans chaque chiffre. C’est le cas, en particulier, pour le 5. La kabbale parle de 5 mondes desquels nous provenons. Plus exactement, elle en décrit quatre : le monde des idées, celui de la création, celui de la formation et celui de l’action. Le cinquième est à part, il s’agit d’un monde inabordable par l’entendement humain.
 
Lph : Le 5 aurait-il un  »pouvoir » ?
Rav D.M : Effectivement. Quelques exemples pour vous le prouver. Notre âme est composée de 5 degrés : nefesh, roua’h, néchama, ‘haya, ye’hida. Nous salissons ces degrés à chaque faute que nous commettons. Quel est le jour où nous sommes nettoyés de nos fautes ? Yom Kippour, autrement appelé le jour des 5 prières !
Je continue ? Chaque degré d’âme capte les messages qui nous sont transmis par notre environnement. Nous les captons à travers nos sens qui sont au nombre de… 5 !
L’organe qui nous permet de passer de la parole à l’action : la main avec ses 5 doigts ! Et quelle est la Loi qui nous régit : la Torah avec ses 5 livres ! Et pourtant D’ieu n’est pas tune !
 
Lph : N’êtes-vous pas en train de faire tout simplement un inventaire de tout ce qui comporte le chiffre 5 ?
Rav D.M : Cela va beaucoup plus loin ! D’abord, ces éléments ne sont pas pris au hasard, ils ont un sens, une signification dans notre vie et notre but sur terre.
Par ailleurs, laissez-moi vous montrer que ces exemples se rattachent tous au schéma des 5 mondes que décrit la kabbale. Nous avons dit que le cinquième monde était à part. Regardez : la neïla, cinquième prière de Yom Kippour est à part, nous ne la faisons que ce jour ; nos sens sont tous reliés physiquement à notre tête, sauf un : nos mains ; le cinquième livre de la Torah est aussi appelé Michné Torah, c’est un résumé des quatre autres ; nous avons quatre doigts alignés et le cinquième est à part !
 
Lph : Alors pourquoi invoque-t-on le 5 pour se protéger du mauvais œil ?
Rav D.M : Nous le faisons à juste titre mais rares sont ceux qui savent pourquoi. Et oui, c’est pour toutes ces raisons que nous avons recours au 5 contre le mauvais œil.
Le chiffre 5, en quelque sorte, correspond à la plénitude, à la perfection. Or qu’est-ce que le  »ayin hara » ? C’est une force qui veut toucher notre intégrité physique ou matérielle. Nous lui opposons donc la perfection : le 5 !
 
Lph : Alors il faut croire au mauvais œil ?
Rav D.M : Bien sûr ! La guemara dit que 99% des gens meurent à cause de l’ayin ara ! Il faut le prendre très au sérieux ! Nous avons tous dans le Ciel des accusateurs qui s’appuient sur nos fautes et les mettent en regard de ce que nous possédons. Personne n’est parfait. Ce mauvais œil peut avoir une emprise sur tout le monde, y compris les talmidé ‘Ha’hamim.
 
Lph : Alors comment s’en protéger ? Avec une main ?
Rav D.M : Il existe différentes segoulot qui peuvent aider. Mais pour moi, elles ne sont que de petits parapluies sous un orage. Pour ne pas attirer l’œil sur soi, il faut savoir rester discret, éviter d’éveiller les discussions sur son propre compte. Il est aussi important de ne pas trop parler nous-mêmes, et rajouter  »Bli Ayin Ara » est conseillé. Sachons aussi nous éloigner des personnes qui ont tendance à parler de nous. Surtout, surtout, il faut s’attacher au nom de D’ieu, à l’Arbre de Vie par l’étude de la Torah. Cette étude nous protège de tout.
 
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de univers-des-news.over-blog.com
  • Le blog de univers-des-news.over-blog.com
  • : Comment tout savoir sur les stars : les news people, les potins, vidéos et photos de stars et de célébrités ? Surfez sur L'UNIVERS-DES-NEWS
  • Contact

Profil

  • catger
  • http://tendancedesantipodes.blogspot.com/


  var _gaq = _gaq || [];
  _gaq.push(['_setAccount', 'UA-15905281-1']);
  _gaq.push(['_trackPageview']);

  (function() {
    var ga = document.createElement('script')
  • http://tendancedesantipodes.blogspot.com/ var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-15905281-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script')

Rechercher

Archives

Pages