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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 08:54

O vous les musulmans ! Par Sun Art -(Sonia Cheniti)

 

O vous les musulmans !

Un grand mois est arrivé, rempli de biens et de bénédictions ; pendant ce mois, la récompense des bonnes actions est multipliée, les péchés sont pardonnés et les mauvaises actions sont diminuées.

Mes frères en Islam !

Le fait d’atteindre ce mois est un grand bienfait pour lequel il faut remercier Allah ; de même que nous devons profiter de cette occasion pour que nous ayons la réussite dans l’autre monde et que nous soyons protégés de l’enfer ; Allah a dit :

{O vous qui avez cru! Le jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit
à ceux qui vous ont précédés, peut-être serez-vous pieux};

Et le prophète a dit :
"Le jeûne et le Coran intercéderont pour le serviteur le jour du jugement ; le jeûne dira : Seigneur! Je l’ai empêché de manger et d’assouvir ses envies, donc permets-moi d’intercéder en sa faveur ; et le Coran dira : je l’ai empêché de dormir la nuit, donc permets-moi d’intercéder en sa faveur ; ils intercéderont alors en sa faveur"
(rapporté par Ahmed et At-Tabarani.)

Le mois de Ramadan est un mois de pardon et de miséricorde ; le prophètea dit : "Lorsque le mois de Ramadan arrive, les portes du ciel sont ouvertes (dans d’autres versions : « les portes du paradis », « les portes de la miséricorde »), les portes de l’enfer sont fermées, et les diables sont enchaînés" (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).

Selon Abou Houreïra le prophète a dit : "Quiconque passe la nuit du destin en prière en ayant la foi et en espérant recevoir la récompense, ses péchés commis dans le passé lui seront pardonnés ; et quiconque jeûne le mois de Ramadan en ayant la foi et en espérant recevoir la récompense, ses péchés commis dans le passé lui seront pardonnés" (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).

Que le mois de Ramadan soit une occasion pour nous afin que nous réfléchissions à notre situation et pour corriger ce qui n’est pas bien ; profitons de ce mois pour changer notre façon de vivre et pour que dans l’avenir nous n'accomplissions que les bonnes actions.

Ô Communauté de l’Islam !

En lisant les pages d’histoire, nous nous souvenons d’événements inoubliables qui se sont produits pendant le mois de Ramadan comme la victoire de la bataille de Badr, la conquête de la Mecque, les victoires des musulmans, le courage des croyants ; nous n’oublierons jamais la bataille d’Al-Yarmouk et celle d’Al-Quadissia. Donc la communauté apprend que ses héros n’ont atteint cette gloire, cette victoire, ce bonheur et cette domination que parce-qu’ils se sont accrochés à l’Islam en respectant ses lois, en suivant son chemin et en mettant en pratique ses instructions ; ils ont adoré Allah le Seigneur des mondes avec sincérité et ils étaient fiers de cette religion.

La communauté doit savoir que pour sortir des difficultés dans lesquelles elle vit aujourd’hui, le seul moyen est qu’elle retourne sincèrement vers Allah et qu’elle suive le chemin tracé par le prophète car c’est l'unique façon de se corriger, d’atteindre la gloire et le succès, c’est aussi la base de la victoire et de la réussite ; et les gens de la fin de cette communauté ne seront corrigés que comme l’ont été les gens au début de la communauté.



Mes frères en Islam !

Le mois de Ramadan est le mois de la générosité, Ibn Abbassa dit : “Le prophète était l'homme le plus généreux, et il était encore plus généreux pendant le mois de Ramadan lorsque l’ange Gabriel le rencontrait, et il le rencontrait chaque nuit jusqu’à ce que le mois de Ramadan se termine ; le prophète lui lisait le Coran, et lorsque l’ange Gabriel le rencontrait, il était encore plus généreux que le vent qui amène la pluie” (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).



Serviteurs d’Allah !

La générosité se fait de plusieurs façons, chacun donne ce qu’il peut, et celui qui est généreux envers les serviteurs d'Allah, Allah sera généreux envers lui ; la plus grande générosité est d’être bienfaisant envers les serviteurs et de leur rendre service le mieux que l’on peut : nourrir l’affamé, subvenir aux besoins des gens et aider les pauvres.

Le prophètea dit : (Quiconque donne à un jeûneur de quoi rompre le jeûne aura la même récompense que celui-ci sans que cela ne diminue en rien la récompense du jeûneur) rapporté par At-Tirmidhi et Ibn Majah. Quelqu’un parmi les pieux eut envie de manger alors qu’il jeûnait ; au moment de rompre le jeûne, on lui apporta la nourriture, puis il entendit quelqu’un dire : “Qui prête au Riche (Allah) qui acquitte toujours ses dettes?” Il répondit : “Son serviteur qui a besoin de bonnes actions”, il prit alors l’assiette, sortit pour la lui donner et passa la nuit en ayant faim ; Allah a dit : {Ils donnent de plus la préférence sur eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. Celui qui est prémuni contre sa propre avarice, ce sont ceux-là qui récolteront le succès}.



Ô vous les croyants !

Il y a dans le monde musulman des pauvres qui ne possèdent rien et des gens chassés de leurs pays qui n’ont pas d'endroit où habiter ; beaucoup parmi les musulmans vivent des jours difficiles, et d'autres souffrent, ils sont tués, chassés, leurs pays sont détruits et soumis à la corruption.

Donc, o communauté de Mohammed le prophète de la miséricorde, de la bienfaisance, de la compassion, de la générosité et de la tendresse !

Pensez à la situation de vos frères ; dépensez ce que vous pouvez pour les aider : de l’argent, de la nourriture, des vêtements et des médicaments ...

Allah a dit : {Tout ce que vous dépensez (pour Allah), Il vous le remplace et c’est Lui Le Meilleur des donateurs}.

Pensez à vos frères faibles dans le monde entier pendant ce mois de Ramadan, demandez sincèrement à Allah de les aider, le prophètea dit : (Il y a trois personnes dont les invocations ne sont pas rejetées ; et il mentionna parmi eux le jeûneur lorsqu’il rompt le jeûne) rapporté par Ibn Majah.



Mes frères dans la foi !

Le prophète a dit : (L’aumône ne fait pas diminuer l’argent) et il a dit aussi (paix et salut d’Allah sur lui) :

(Craignez Allah même pour la moitié d’une datte)

rapporté par Al-Boukhari et Mouslim, c’est-à-dire donnez ne serait-ce que la moitié d’une datte en aumône.


ET QUE CE MOIS SAINT APPORTE LA PAIX DANS LE MONDE ENTIER.

 

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Published by catger - dans SOCIETE..
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 10:51
 

 

Ne prenons pas les terroristes pour de simples imbéciles..

Dans le document de près de 1600 pages publié quelques heures avant de commettre les attentats d'Oslo, Anders Breivik multiplie les références littéraires et philosophiques pour justifier son geste. Le signe d'un certain "élitisme" dans le chemin qui mène au terrorisme ? En fait, il est urgent de comprendre la logique qui amène des gens intelligents à se persuader que le monde est menacé par un ennemi unique et que la violence est l'unique solution.

 


Anders Breivik, auteur présumé du massacre d'Oslo, était amateur de jeux vidéos où l'on détruit des centaines d'adversaires et aimait se faire photographier dans des uniformes spectaculaires. Il a certainement un ego sur-développé. Mais, outre la publicité planétaire que lui vaudront crime et procès, il aura un motif d'orgueil : il est devenu le plus performant des "loups solitaires".

Anders Breivik : loup solitaire cultivé 

"Loups solitaires" est le surnom de ces terroristes qui ne se rattachent à aucune organisation, ne sont pas repérés par la police et s'en prennent brusquement à des cibles peu défendues. Les loups solitaires célèbres, comme l'auteur de la fusillade de Fort Hood (Nidal M. Hasan, 13 morts), le "terroriste aux sous-vêtements" du vol Amsterdam Detroit (Abdulmutallab) et celui l'attentat raté de Time Square en 2010 (Faisal Shahzad) étaient islamistes.

Mais Breivik, l'islamophobe, leur double négatif, a réussi ce dont rêvent des centaines de jihadistes : faire seul le plus grand massacre terroriste d'Européens, à la bombe et à la balle, depuis Madrid en 2005 (des attaques à la bombe qui avaient demandé une équipe conséquente). Et cela avec des années de préparation, de planification, d'apprentissage technique, de secret, de documentation, d'organisation... Au moins, sur le plan purement stratégique, le tueur norvégien n'était pas un débile.

Autre record que bat Breivik : celui du plus long manifeste, avec les presque cinq millions de signes de "2083 : une déclaration d'indépendance européenne" (sans compter sa production vidéo et sa présence sur les forums). Elle est truffée de références et les auteurs – Orwell, Kafka, William James, Machiavel, Hobbes ou John Locke – ne sont pas exactement des fachos abrutis. Sans compter sa connaissance d'auteurs "ennemis" marxistes ou ses commentaires du Coran. Même si le nombre des citations n'est pas gage de qualité (sauf peut-être pour certains universitaires), cela suppose un minimum de réflexion.

Encre et poudre : les deux armes du terroriste

On peut considérer qu'un terroriste est un intellectuel qui prend ses idées au sérieux : il tue au nom d'une doctrine qui le justifie et pour réaliser un idéal. Il lui faut donc une certaine faculté d'abstraction (voire de symbolisation, pour décider, par exemple, que ce passager dans ce bus représente l'Occupant ou l'Oppression).

Le terrorisme a toujours mélangé poudre et encre parce qu'il faut aux plus idéalistes une bibliothèque pour se justifier en doctrine et un peu d'éloquence pour expliquer leur acte à la postérité. Il y eut de redoutables graphomanes dans les Brigades Rouges ou dans la bande à Baader des années 70 : ces bons marxistes devaient démontrer qu'ils ne faisaient pas une chose que condamne Lénine, du terrorisme individuel, mais de la guérilla urbaine. De façon générale, les les terroristes disent toujours ce qu'ils vont faire, parce qu'ils veulent convaincre et légitimer.

Ne pas faire l'erreur de prendre les terroristes pour de simples imbéciles

De ce point de vue, Breivik, engagé dans sa lutte contre l'islamisme et son complice "objectif", le politiquement correct, a un discours très cohérent dans son délire. Entre autres, il a pu s'inspirer d'un auteur dont il retranscrit des page entières : Theodore Kaczynski, alias Unabomber, ex-mathématicien au quotient intellectuel de 167, qui commit des attentats sans être pris de 1978 à 1996, au nom d'un idéal écologiste et pour faire publier ses diatribes contre la civilisation industrielle. Lui aussi mêlait bombes et pédagogie. Un type d'activiste qui représente le pire cauchemar des services contre-terroristes.

Nous n'arriverons à rien en traitant comme des crétins fanatiques les loups solitaires qui pourraient bien proliférer demain (et risquent bien moins de se faire prendre que les groupes hiérarchisés). Il est plus urgent de les lire et comprendre la logique qui amène des gens intelligents à se persuader que le monde est menacé par un ennemi unique (le capitalisme, l'industrie, la conspiration judéo-croisée, l'impérialisme islamique) et que la violence est la solution unique.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:36
 


Les juifs de La Havane retrouvent leurs racines...

 

 

Cuba, envoyé spécial - Vendredi, en fin d'après-midi, une assistance bigarrée remplit la grande synagogue Beth Shalom, située dans un quartier résidentiel de La Havane, El Vedado, à l'angle des rues I et 13. Hommes et femmes sont mélangés, contrairement à l'usage dans les temples juifs orthodoxes. Combien sont-ils ? Trois ou quatre cents. Les jeunes sont nombreux, l'un d'entre eux arbore un tee-shirt à l'effigie de Che Guevara, mais ici cela semble ne surprendre personne.

 

Les officiants s'expriment en espagnol et en anglais, à l'intention des visiteurs américains, quelques dizaines. Le jeune Daniel, le bibliothécaire séfarade de Beth Shalom, dirige le culte avec l'avocate Marlen Prinstein, une convertie mariée au vice-président de la congrégation. Ce dernier, David Prinstein, ancien militaire et fils de communiste, salue chaque visiteur :"Nous sommes très honorés par votre présence." La cérémonie est sobre, mais l'émotion est palpable, surtout lorsqu'un kaddish (la prière des morts) évoque les membres de la communauté disparus récemment.

Ruth Behar, anthropologue à l'université de Michigan (Etats-Unis), n'est pas une visiteuse occasionnelle, mais une habituée. Elle est née à La Havane, fille d'un père d'origine polonaise et d'une mère d'ascendance turque, tous les deux nés à Cuba. "Nous habitions à cent mètres de la synagogue, précise-t-elle. En 1991, Beth Shalom était en ruine. Les pigeons avaient fait leur nid dans le sanctuaire. Les cérémonies regroupaient une poignée de vieillards, qui se réunissaient dans la minuscule salle du deuxième étage. Aujourd'hui, nous assistons à une véritable renaissance. Le passage de témoin à la nouvelle génération est assuré."

 

LA RENAISSANCE DU SANCTUAIRE

Cette renaissance s'est faite graduellement à partir de 1992, avec l'aide de l'American JewishJoint Distribution Committee (JDC), une organisation humanitaire créée en 1914. Grâce au"Joint" et à des juifs fortunés de Miami, la synagogue a été reconstruite. L'étage jadis réservé aux femmes est désormais consacré à des activités pédagogiques, à une salle informatique et à un dispensaire. Une partie de l'immeuble a néanmoins été cédée à l'Etat, qui y a installé le théâtre Bertolt-Brecht.

Rénover les murs était un point de départ, encore fallait-il redonner vie à la communauté etattirer la jeunesse. En raison de leur langue commune, l'espagnol, le JDC envoie à La Havane des couples de jeunes Argentins, qui se relaient tous les deux ou trois ans, pour donner des cours d'hébreu et de tradition juive. En ce moment, cette mission est assurée par Ariel Benclowicz, 32 ans, et son épouse Joana, 31 ans, aux allures d'animateurs de camps de vacances. "Nous nous sommes bien adaptés aux tropiques", disent-ils. Un rabbin, Samuel Szteinhendler, vient du Chili tous les deux ou trois mois pour les mariages, les conversions, les bar-mitsva (rites de passage à la majorité religieuse pour les garçons) et les bat-mitsva (l'équivalent pour les filles).

Vendredi soir, le repas du shabbat est frugal. Après la cérémonie religieuse, l'ambiance est festive, tout le monde parle et se salue comme dans un club de loisirs. Un personnage haut en couleurs, le vieux Salomon Bonte Leider, 87 ans, ne manque pas l'occasion de courtiserles dames. C'est un "schnorrer", un pique-assiette en yiddish. Et comme presque toutes les semaines, la présidente de la congrégation, Adela Dworin, s'occupe des visiteurs américains.

 

Lors d'un service dans la synagogue orthodoxe Adath Israel, à La Havane.

Lors d'un service dans la synagogue orthodoxe Adath Israel, à La Havane.REUTERS / Jorge Silva

 

Beth Shalom a été fondée en 1956 par des ashkénazes, des juifs d'origine européenne. A peine à quelques pâtés de maisons, à l'angle des rues E et 17, la synagogue séfarade regroupe les juifs d'origine orientale ou nord-africaine. Ces derniers ont la réputation d'êtreplus traditionalistes, mais au Centre séfarade, inauguré en 1960, hommes et femmes sont côte à côte.

La seule synagogue havanaise où ils sont séparés est Adath Israel, fondée en 1925 dans l'ancien quartier juif de La Havane. "Nous ne pouvons pas suivre la tradition à la lettre, plaide Hella Eskenazi Flores, la responsable des activités pédagogiques à Beth Shalom. Commentéviter de prendre la voiture le jour du shabbat dans une ville aussi étendue que La Havane ? Comment refuser les mariages mixtes alors que la communauté a failli disparaître ?"

Avant l'arrivée de Fidel Castro au pouvoir, en 1959, la communauté juive comptait environ 15 000 membres (sur 6 millions d'habitants). Toutefois, ceux qui s'éloignaient des pratiques religieuses ou se mariaient avec un non-juif n'étaient pas comptabilisés par les congrégations, seules sources en la matière. "Le mariage de mes parents était considéré comme une union mixte, car pendant longtemps séfarades et ashkénazes ne se sont pas mélangés", confie Ruth Behar, auteur de An Island Called Home : Returning to Jewish Cuba(Rutgers University Press, non traduit).

 RÉVOLUTIONNAIRES ENTERRÉS EN TERRE JUIVE

Pour se remémorer le passé, il suffit de se rendre de l'autre côté de la baie de La Havane, au faubourg de Guanabacoa, où se trouve le principal cimetière juif ashkénaze de l'île, qui date du début du XXe siècle. Le portail présente la double enseigne du Centro Macabeo de Cuba et de l'United Hebrew Congregation, fondée par des Américains installés après l'indépendance du pays, en 1898. "Nous n'avons plus qu'un ou deux enterrements par an", affirme Malengue, le gardien.

Des mausolées imposants attestent de la prospérité des familles Steiner, Gurwitz, Hirsch, Bigelman, Barker ou encore Berezdivin. La tombe de Saul Yelin est plus modeste, mais porte fièrement l'inscription de son rôle comme fondateur de l'Institut cubain de l'art et de l'industrie cinématographiques. La renommée internationale du cinéma cubain, sa moisson de prix dans les années 1960, n'est pas due uniquement au talent des réalisateurs Santiago Alvarez, Tomas Gutiérrez Alea et Humberto Solas, mais aussi à l'entregent de ce polyglotte surdoué.

Saul Yelin n'est pas le seul révolutionnaire enterré en terre juive à Guanabacoa. Une stèle rend hommage à cinq "martyrs du Parti communiste cubain assassinés par la dictature du général Machado", président de Cuba entre 1925 et 1933. Un des fondateurs du vieux PC,Fabio Grobart, est devenu quarante ans plus tard le doyen du parti unique créé par Fidel Castro, qui l'appelait familièrement "Polaquito" ("petit Polonais"). Pour les Cubains, les juifs sont restés des "Polacos", même si les "Turcos", les séfarades, étaient plus nombreux que les ashkénazes.

 

A Guanabacoa, faubourg de La Havane, le principal cimetière juif de Cuba.

A Guanabacoa, faubourg de La Havane, le principal cimetière juif de Cuba.REUTERS / Claudia Daut

 

 

Le cimetière séfarade est plus isolé, entre une voie ferrée et la rase campagne, à côté d'un bidonville. L'union hébraïque Chevet Ahim a construit sa propre nécropole en 1942. A côté des tombes des Behar, Mitrani et autres patronymes séfarades, figurent les noms de personnes nées en Russie, attestant des liens avec les ashkénazes dans l'après-guerre. Aujourd'hui, séfarades et ashkénazes contribuent ensemble à la renaissance spirituelle, sociale et culturelle de la communauté. Chaque dimanche matin, deux bus et un taxi amènent à Beth Shalom 160 participants aux activités pédagogiques. La location des véhicules est financée par le JDC.

"Nous avons plusieurs groupes, selon les classes d'âges, explique Hella Eskenazi Flores, la responsable de l'école dominicale. Quatre d'entre eux réunissent les enfants et les jeunes de 4 à 17 ans, qui commencent par apprendre l'alphabet hébreu. Un groupe de jeunes se consacre surtout à des activités théâtrales ou à la danse. Trois groupes d'adultes désireux de se réapproprier la tradition juive se rassemblent, pour des questions de place, au Centre séfarade, après la collation prise en commun à Beth Shalom."

Au réfectoire, avant de boire un verre de lait accompagné de biscuits, on commence parentonner l'hymne cubain, comme dans toutes les écoles de l'île, puis l'hymne israélien, ce qui est beaucoup plus étonnant, les deux pays n'entretenant plus de relations diplomatiques depuis la guerre du Kippour, en 1973. "Les Cubains perçoivent Cuba et Israël comme deux nations petites par leur dimension mais grandes par leur ambition, entourées d'ennemis historiques qui cherchent à frustrer leurs efforts pour construire le paradis sur terre", souligne Ruth Behar.

 

 

LA RELIGION CONDAMNÉE PAR "L'ATHÉISME SCIENTIFIQUE"

Adela Dworin, la présidente de la communauté hébraïque de Cuba, évoque avec fierté l'histoire du judaïsme dans l'île. "En 1959, nous avons tous été favorables à la révolution, mais pas forcément au mouvement du 26 juillet de Fidel Castro, confie-t-elle. Descendants d'immigrés pauvres, les premiers juifs diplômés étaient un peu des prophètes parmi leurs coreligionnaires. En 1960, la réforme urbaine a favorisé les locataires contre les propriétaires, mais ensuite la nationalisation des entreprises a lésé beaucoup de juifs et la collectivisation des écoles privées, en 1961, a fini par provoquer l'exode de 90 % de la communauté." Adela Dworin, elle, a refusé departir. "Moi, je faisais des études de droit. Chez moi j'étais la plus jeune et la plus rebelle. Je ne voulais pas quitter le pays et mes parents n'ont pas voulu émigrer sans moi. Mon père parlait le russe, il a donc travaillé comme traducteur et interprète."

Pendant les trois décennies suivantes, les religions étaient condamnées au nom de"l'athéisme scientifique", les croyants étaient victimes de discriminations à l'emploi, à l'école et privés d'accès à l'université. "Les rabbins ont émigré, mais les synagogues n'ont pas été fermées, à l'exception de celle des juifs d'origine américaine, précise Adela Dworin. Cependant, il n'y avait plus assez de pratiquants." L'assimilation et les mariages mixtes ont réduit la communauté à sa plus simple expression. Les synagogues étaient fréquentées par une poignée de fidèles de plus de 60 ans.

 

Après la chute du mur de Berlin, le vent a tourné. En 1992, la Constitution cubaine a été amendée et le concept d'Etat laïque a remplacé le dogme de l'athéisme. En 1998, un dialogue s'est amorcé à la suite d'une rencontre entre Fidel Castro et les dirigeants des différentes croyances. Le docteur José Miller, un chirurgien-dentiste qui avait travaillé dans l'armée, chef de la congrégation ashkénaze de 1979 jusqu'à son décès en 2006, incarne cette réhabilitation et la renaissance qui s'ensuivit.

 

Un mariage à la synagogue de Beth Shalom, dans La Havane.

Un mariage à la synagogue de Beth Shalom, dans La Havane.REUTERS/ Claudia Daut

 

Les premiers juifs arrivés dans les années 1920 et 1930 considéraient La Havane comme une étape vers les Etats-Unis, au point de l'appeler Akhsanie Kuba (Hôtel Cuba en yiddish). Face aux persécutions nazies, Cuba a accueilli plus de réfugiés qu'aucun autre pays d'Amérique latine, selon l'historien américain Robert M. Levine, auteur de Tropical Diaspora : The Jewish Experience in Cuba (University Press of Florida, non traduit). Toutefois, en 1939, les 907 passagers du paquebot MS St. Louis ne purent débarquer à La Havane (ni aux Etats-Unis), faute d'autorisation, et furent obligés de retourner en Europe : seuls les 287 accueillis en Grande-Bretagne échappèrent à l'Holocauste. Cette tragédie a été rappelée dans un film britannique, Le Voyage des damnés (1976).

 

Après la seconde guerre mondiale, la communauté juive havanaise s'est stabilisée et s'est intégrée à la société cubaine. A l'époque, le restaurant Moishe Pipik ("nombril de Moïse") était casher, les cafés Lily et Boris proposaient des pâtisseries de la Mitteleuropa. Cette prospérité avait aussi son côté obscur : le gangster juif américain Meyer Lansky, "le cerveau de la mafia", est venu blanchir son argent dans les casinos et les hôtels, comme le flamboyant Riviera, qu'il construisit sur le bord de mer. "Aucune organisation juive ne voulait accepterMeyer Lansky dans ses rangs, en dépit de tout son argent", assure cependant Adela Dworin.

 

UN PETIT MOT DE SPIELBERG

Le hall de Beth Shalom affiche de nombreux portraits et photographies. Y figurent en bonne place celles de Fidel Castro lors de sa visite de la synagogue en 1998, et celle de son frère et successeur Raul, en décembre 2010, lors de Hanoucca (la fête des lumières). Les images du temple avant et après la restauration sont saisissantes. Le cinéaste Steven Spielberg, venu à La Havane en 2002 à l'occasion du Festival du nouveau cinéma latino-américain, avait tenu àvisiter la synagogue et a laissé un mot : "En voyant tout le travail de restauration culturelle que vous et d'autres avez mené à bien, je me suis rappelé pourquoi je suis si fier d'être juif. Merci."

 

La communauté est devenue un pont entre Cuba et les Etats-Unis, deux pays qui n'ont pas fini d'apurer le contentieux de la guerre froide. Ruth Behar, qui a fait de nombreux voyages entre les deux pays pour ses recherches, est venue cette fois accompagnée par quatre de ses étudiants (dont aucun n'est juif). "Un pont sentimental, humanitaire, humain, unit désormais les deux pays", estime l'anthropologue.

 

Les Américains ne sont pas autorisés à voyager à Cuba en raison de l'embargo, à moins d'avoir des liens de famille ou d'être d'origine cubaine. Toutefois, des dérogations sont accordées pour motifs universitaires ou religieux. D'où l'afflux régulier de touristes juifs américains qui ne manquent jamais de faire un détour du côté de la synagogue, ne serait-ce que pour se donner bonne conscience.

 

ISRAËL, PORTE DE SORTIE

Eusebio Leal, historien de La Havane chargé de la restauration du centre-ville et homme d'affaires avisé, a aménagé à leur intention l'hôtel Raquel, dans un immeuble de 1908 possédant une belle verrière de style Art nouveau. Cet hôtel-boutique 4-étoiles semble tout droit sorti d'un parc à thème hébraïque. Les chambres s'appellent Salomon, David, Rebecca, Esther, Abraham, Myriam, etc., et arborent toutes la traditionnelle mezouzah (symbole de la foi) au montant de la porte. Le restaurant de l'établissement, Jardin del Eden, propose une cuisine juive, et la boutique son lot de souvenirs d'inspiration biblique.

 

La communauté actuelle compte bon nombre de convertis à la suite de mariages mixtes. A l'école dominicale, un des adolescents avoue discrètement qu'il ronge son frein et rêve departir en Israël. "Beaucoup de jeunes choisissent l'alya [émigration vers Israël], mais ils sont toujours remplacés par de nouveaux arrivants", reconnaît Ruth Behar. "Les difficultés économiques poussent des jeunes à tenter leur chance en Israël", confirme Adela Dworin. En dépit de l'absence de relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, La Havane accorde aux candidats à l'alya l'autorisation de partir.

"Les juifs veulent quitter l'île pour les mêmes raisons que les autres Cubains, nuance Ruth Behar. Cependant, le départ vers Israël ne répond pas seulement à des raisons économiques. Il y a aussi une forte dimension spirituelle. De par sa taille réduite (1 500 âmes sur 11 millions de Cubains), la communauté locale n'offre pas beaucoup de ressources pour l'apprentissage du judaïsme et le développement spirituel."

 

Adela Dworin, qui a longtemps veillé sur la bibliothèque de Beth Shalom, pense, elle, à ceux qui restent. "On nous apporte souvent des médicaments, alors que nous avons ce qu'il faut au dispensaire, dit-elle. Pourquoi ne pas nous offrir des livres ? Nos enfants ont aussi envie de lireHarry Potter… en espagnol évidemment !"

 

 

Paulo Antonio Paranagua
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 21:46
 

LETTRE A ISRAEL par Anne-MarieANTONIETTI

L’actualité mondiale est souvent terrible. Elle est, cette fois-ci, également très surprenante : un attentat meurtrier et un carnage épouvantable commis… par un chrétien fondamentaliste (comme nous !), pro-Israël (nous aussi !) et dénonçant les dangers de l’islamisation (et… que faisons-nous d’autre ? à juste raison, d’ailleurs !!!) Et voilà, nous sommes devenus le danger contre lequel il faut désormais prendre des mesures !

 

Une seule chose n’est pas surprenante, dans tout cela : Israël a, bien sûr, été désigné comme coupable, par deux universitaires gauchistes espagnols, sur le site « Rebelión ». Je ne citerai même pas leurs noms, car… pourquoi les rendre si importants ?

 

De toute façon, quand on lit, dans de nombreux sites islamiques, par exemple, que « c’est Israël qui a planifié, organisé et exécuté les attentats du 11 septembre 2001″, on sait quoi penser de telles accusations ! On avait déjà vu, hélas, dans l’histoire, comment le capitaine Dreyfus fut accusé d’espionnage, condamné au bagne à perpétuité et déporté, tandis que le colonel Picquart, qui découvrit le vrai traître, fut affecté en Afrique du Nord, puis renvoyé de l’armée française !…

 

C’est pourquoi, pour ma part, ce que disent les hommes politiques, ou les médias, ne m’importe plus guère : je veux m’attacher au fond des choses, à ce qui est seul important :

 

« Israël… Je t’ai choisi, et ne t’ai pas rejeté.

Ne crains rien, car Je suis avec toi

Ne te laisse pas émouvoir… car Je suis ton D-ieu » (Esaïe 41.8s)

 

Israël, je sais, par tes Textes, que D-ieu t’a choisi

Pour vivre avec toi une histoire d’Amour

Qui nous enseigne, nous aussi ;

Pour faire de toi la lumière des nations

Et Se révéler au monde, au travers de toi ;

Pour conclure avec toi une alliance,

Alliance éternelle, quoiqu’en disent beaucoup,

Alliance d’Amour bouleversante

De Quelqu’un qui te grave sur Ses mains.

Nul ne peut effacer ce qui fut ainsi gravé !!

 

« Je t’aime d’un amour éternel,

C’est pourquoi Je te conserve Ma bonté. » (Jérémie 31.3)

 

Même si nous, chrétiens, nous appliquons ces paroles, c’est en réalité à toi qu’elles s’appliquent, puisqu’il est ajouté :

« Tu planteras encore des vignes sur les montagnes de Samarie…

Voici, Je les ramène du pays du nord, Je les rassemble des extrémités de la terre… »

 

Tu n’as cessé de prier au fil des siècles : « l’Eternel, ton D-ieu, ramènera tes captifs et aura compassion de toi, Il te rassemblera encore du milieu de tous les peuples chez lesquels l’Eternel, ton D-ieu, t’aura dispersé… » (Deut.30/3)

 

Et le moment est arrivé : Celui qui dit « Je suis un Père pour Israël » a eu compassion de toi et a réalisé ce miracle de te redonner ton pays ; et, sous nos yeux, Il te ramène des extrémités de la terre. Il te rassemble dans ton pays, où Il t’établit à nouveau, pour toute l’éternité ! N’est-ce pas grand et magnifique ?!!

 

Il est vrai que ceux qui ne connaissent pas D-ieu, et ceux qui L’ont rejeté, te rejettent aussi, puisque tu Le révèles. Ils te contestent tes droits et ta terre. Ils ont même pris ton nom (et je ne parle pas seulement du nom de Palestine, qui s’applique en réalité à toi ; on t’a pris aussi ton nom, Israël, puisque nous-mêmes, chrétiens, serions le nouvel Israël… Pourtant, la renaissance miraculeuse de ton Etat, et ton retour dans ton pays, prouvent bien que D-ieu ne t’a jamais rejeté, et que Son alliance avec toi est éternelle, comme Il te l’avait promis. Il n’est nul besoin d’un nouvel Israël : il y a l’Israël choisi par D-ieu, le vrai et le seul Israël, et c’est toi !)

 

Certes, je ne comprends pas toutes tes souffrances, ni les drames et les tragédies de ton histoire. Je n’en connais point les raisons. Je souhaiterais, bien sûr, que cela n’ait jamais existé ! Mais qui suis-je, face au Créateur, qui connaît tout parfaitement… Alors, au moins, Israël, si je pouvais mettre un baume sur ton cœur, sur tes plaies !…

 

Je ne sais pas pourquoi le Tout-Puissant a permis la jalousie du monde, l’horreur, tant de détresse et de douleur, durant des siècles, presque deux millénaires. Et je vois la haine, encore aujourd’hui, et toutes ces forces qui tentent de s’opposer aux Plans divins pour toi !

 

Mais j’entends, aussi, de la bouche de tes enfants, Israël, des témoignages bouleversants ; une sagesse qui surpasse tout ce qui est dans ce monde ; sagesse, je le vois bien, née de leur douleur, engendrée dans les épreuves qu’ils ont traversées. Leur paix et parfois même leurs chants dans l’épreuve, leur joie, leur humilité, leur soumission aux Plans du Tout-Puissant pour eux, sont pour moi un exemple et un enseignement constants.

 

Il est clair que nous sommes arrivés dans un temps où nous devons prendre position : nous situer par rapport à toi, ce qui équivaut à nous situer par rapport à la Volonté divine ! Israël, personne ne reste indifférent à toi : nous prenons des positions passionnées, pour ou contre toi, c’est-à-dire… pour ou contre les Promesses que le Maître du monde est en train de réaliser à ton égard ! Rien de tout cela n’est anodin !

 

Beaucoup t’expriment leur haine, ou voudraient te détruire.

Mais si leur méchanceté est l’occasion, pour nous, de te dire notre Amour,

Alors, je te dirai, Israël, que je t’aime.

Si leur hostilité rend notre amour doux et précieux pour toi,

Alors, cela remplit mon cœur de joie.

 

D-ieu t’a choisi. Mais je n’ai point de jalousie.

Je ne veux pas prendre ta place.

C’est, d’ailleurs, une responsabilité bien lourde, bien difficile à porter !!

Par contre, je veux occuper toute la place qui est la mienne !

Quand beaucoup te sont hostiles, ou que tu passes par des souffrances,

Je veux être pour toi l’ami dont parlent tes Proverbes,

Qui t’aime en tout temps et qui, dans le malheur, se montre un frère.

 

Et je veux être cette voix que D-ieu nous ordonne d’être :

« Nations, écoutez la Parole de l’Eternel,

Et publiez-la jusque dans les rivages lointains.

Dites : Celui qui avait dispersé Israël le rassemblera,

Et Il le gardera comme le berger garde son troupeau« . (Jérémie 31.10)

Chacun sa place ; la mienne est d’écouter la Parole de D-ieu,

De proclamer Sa Fidélité et l’accomplissement de Ses promesses pour toi !

Y a-t-il une place plus grande et magnifique

Que de proclamer l’Amour et la Fidélité de Dieu ?!!

 

D-ieu t’a choisi, et moi Il m’a appelée.

Moi qui ne te connaissais pas, et qui t’étais indifférente,

Il m’a appelée de mon île, de la Corse.

D-ieu m’a appelée pour t’aimer, Israël.

Il a mis dans mon cœur l’Amour pour toi.

Il a rempli mon cœur de toi, et je t’ai aimé.

J’ai glissé ma main dans la tienne,

Comme un jeune frère, ou sœur, saisit la main de son aîné,

En toute confiance, et avec grande affection.

Et tu ne m’as pas repoussée.

Bien que mes pères n’aient cessé de persécuter les tiens,

Toi, Tu ne m’as pas rejetée !

Tu as serré ma main dans la tienne, et je ne t’ai plus quitté.

Nous avons cheminé ensemble.

J’ai appris ta langue, j’ai servi tes personnes âgées.

J’ai aimé tes enfants, et toute ta population.

Je t’ai aimé tout entier, toi, pays d’Israël !!!

Et tu m’as accueillie en ton sein, comme l’aurait fait une grande famille.

Cela m’a bouleversée, et ne cesse de m’émouvoir.

Je n’ai, pour ton D-ieu et pour toi, que de la reconnaissance !!

 

Et combien je me réjouis, car il fut annoncé par tes prophètes

Que le Créateur nous unira un jour à toi.

« Lui qui rassemble les exilés d’Israël,

Je réunirai d’autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés. »

Nous, les étrangers qui nous « attacherons à l’Eternel pour Le servir »…

Il nous réjouira dans Sa maison de prière,

« Car Ma maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples. » (Esaïe 56.6s)

 

Et, enfin, quand ton Mashiah t’aura acquis la délivrance finale,

Ceux qui resteront de nos nations, monteront chaque année avec toi,

« Pour adorer le roi, l’Eternel des armées,

Et célébrer la fête de Souccot. » (Zacharie 14)

 

Cette montée avec toi vers D-ieu est mon attente ! Mais, déjà, je me réjouis de pouvoir vivre avec toi, sur cette Terre qu’Il t’a donnée, au rythme divin de tes Textes et de tes Fêtes, et cherchant à mieux connaître Celui qui Se nomme Lui-même « l’Eternel ton D-ieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur« .

 

Anne-Marie ANTONIETTI

www.antonietti-israel.org

http://www.israel7.com/2011/07/lettre-a-israel/
 
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 20:03
 

Le “bon sens” par Chantal Shirane Didier....

 
Aujourd’hui je pleure la disparition d’un ami bien aimé. Il y a quelques années il régissait nos réactions, nos pensées, nos joies et nos peines. Je pleure aujourd’hui le départ du “bon sens”. Le “bon sens” a été avec nous pendant de nombreuses années et personne ne sait pour sûr quel âge il avait. Les documents relatifs à sa naissanc...e ont été perdus depuis bien longtemps par nos chers services administratifs.

On se rappellera de lui comme la raison sans raison et comme le premier à avoir cultivé des leçons de vie valables telles que « ne pas sortir sous la pluie sans parapluie », « la guerre ne résout rien », « un pays corrompu ne peut se développer », « le respect de la loi est prémices à tout développement » etc. Il nous a aussi permis de comprendre que la vie n’est pas toujours juste et peut-être que c’est aussi de nos propres fautes. Le “bon sens” accompagnait de principes simples les politiques financières : « ne dépensez pas plus que vous ne gagnez », il accompagnait les rôles des acteurs familiaux en indiquant en tout logique que les parents étaient en charge et pas les enfants.

Sa santé a commencé à se détériorer rapidement quand des lois et règlements bien intentionnés, plus ou moins étranges, ont commencé à se mettre en place par une société de moins en moins inspirée par mon ami.

On a été alors surpris de voir des garçons de 6 ans poursuivis pour harcèlement pour avoir embrassé des copines de classe, des adolescents suspendues du lycée pour usage de bain de bouche après leur déjeuner à la cantine, des professeurs renvoyés pour avoir réprimandé des étudiants indisciplinés, des policiers défendus après avoir battu d’honnêtes citoyens , des pères de familles jugés pour avoir défendu leur propre maison contre des cambrioleurs qui les ont ensuite poursuivi en justice pour assaut. Le “bon sens” a été traumatisé par l’arrivée de ces textes “modernes” totalement dépourvus de “bon sens”.

Au cours de sa maladie comme dans un sursaut d’orgueil, il a essayé de relever la tête mais a été tout de suite attaqué et assommé quand des parents d’élèves ont agressé des professeurs pour avoir fait le travail qu’eux-mêmes n’ont pas fait en ne disciplinant pas leur enfants rebelles. Bien plus encore on lui a craché dessus en exigeant d’obtenir le consentement parental pour administrer du paracétamol, de la crème pour le corps ou des plâtres à des étudiants malades; et en refusant d’informer les parents quand leurs étudiantes de filles tombaient enceintes.

Totalement anéanti le “bon sens” a complètement perdu envie de vivre quand les Dix Commandements sont devenus contrebandes, les églises des entreprises criminelles, les mosquées des centres de formation militaires, quand les criminels ont commencé à recevoir des traitements meilleurs que ceux appliqués à leurs victimes et surtout quand cette bonne dame, ne se rendant pas compte de la température de sa tasse café bouillant, se renversa quelques gouttes sur la jupe et s’est vu promptement attribué un chèque énorme en signe de compensation.

Quelques années avant sa disparition, le “bon sens” a été précédé dans la mort par la perte de ses parents “vérité” et “confiance”, de son épouse “discrétion”, de sa fille “responsabilité” et de son fils “raison”. Il faut dire qu’il n’a pas survécu à l’excès de ses trois beaux-frères : “Je connais mes droits”, “c’est la faute de quelqu’un d’autre (aussi connu sous le nom de “c’est pas moi c’est les autres”)” et “je suis une victime”.

Ses funérailles étaient tristes et il y avait peu de monde parce que seule une poignée de personne a réalisé qu’il s’en était allé. Si vous vous souvenez toujours de lui, soyez gentils : parler de ses valeurs à vos amis, vos enfants surtout ne vous joignez pas à cette majorité qui veut tout oublier de lui.
 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 18:23
 



Deuxième épisode de cette série gastronomique vue par le petit bout de la fourchette française...

 

C'est ici que les glaces, les pizzas, les sauces, les sandwichs ont repris de leur noblesse. Les Américains leur ont fait un sort et ont même offert leurs corps à ces nourritures dévastatrices. Mais dans leur énergie sonore, ils nous ont apporté autre chose que le glaciaire, le déodorant et le fil à dent...

Ce qu'il y a de bien avec les États-Unis, c'est que l'on peut en dire tout et son contraire. On y mange horriblement mal, c'est acquis, en dehors des grandes villes où, bien souvent, les salades javellisées sont interchangeables, les frites sans esprit et les sodas dilués. Cela dit, le boulevard Saint-Germain, à Paris, n'est pas exempt de calamités banales et répétées.

 

Mais dans les grandes villes, la donne change du tout au tout pour délivrer des tables excellentes avec des chefs doués et des assiettes bigrement pertinentes. Il y a dans les restaurants américains comme une allégresse dentifricielle, un art de profiter de l'instant (et de le faire savoir) avec abondance, rires et bonne humeur.

 

Comme en Angleterre, on a su donner au restaurant l'art de l'entertainment, cette façon de transformer un moment banal (le repas) en instant de détente, de rigolade et de souvenir. Le service est plus agréable, le verre d'eau frais arrive illico. Finalement, cette gastronomie que l'on critique, fort de notre suffisance qui fait sourire le monde entier, reste généreuse et nous apprend pas mal de choses. À commencer par cette dimension bon enfant, candide, de la table...

 

Ce qu'on leur a piqué...

LE HAMBURGER

Il a beau y avoir des chaisières qui tournent de l'oeil lorsqu'on introduit du comté dans le hamburger, il n'en reste pas moins que ce brave petit sandwich molletonné, profond comme une miche, doux comme un ventre tiède, fait partie de notre patrimoine gastronomique. Il suffit pour cela de se rendre dans les fast-foods, à l'heure du déjeuner ou le samedi soir, et l'on découvre une France décomplexée, bouffant sans arrière-pensée, ces résumés de repas. Certes, diététiquement, l'affaire n'est guère glorieuse, le spectre des saveurs est un tantinet désolant (une ritournelle sur deux notes - sucré-salé - jouée sur un doigt) mais cela passe. C'est un instant rebelle, un refus de l'ordre gastronomique ; une incantation athée.

LE KETCHUP
Même motif, même punition. Pour son air torve, sa langue rouge et son obstination à rester dans le flacon, créant des gestes effrontés que nos académiciens devraient intégrer au patrimoine immatériel : le tabassage du culot de la bouteille de ketchup.

 

Ce qu'on leur laisse bien volontiers...

LES BRAILLARDS

Une vraie calamité importée régulièrement dans nos propres restaurants. Il y a chez les Américains une sorte de drame carabiné à meugler lorsqu'ils sont contents (valable aussi pour les Rosbifs), une sorte d'incantation décibellique comme s'ils avaient peur de la fin du monde. Cela dit, pour ceux qui ont un complexe de manque de conversation, c'est un vrai enchantement de les écouter. Extraits : « TU AS BIEN FERMÉ LA PORTE DE LA CHAMBRE ? ! » Réponse hurlée : « OH, YEAH ! ». Et ainsi de suite. Parfois, on a également cette envie subite et sauvage de leur fermer leur grande g... pardon, la porte de leur chambre.

LES OBÈSES
L'agroalimentaire américain est franchement responsable du tour de taille de bon nombre d'Américains. Par le jeu cynique d'un système d'addictions (salées et sucrées), bon nombre de leurs citoyens se laissent enfermer dans un cycle sans faim.

 

 

Ce qu'on devrait leur chiper...

RIGOLER AU RESTAURANT

En France, un rien nous rend tristes. Là-bas, c'est un peu le contraire. Un oeuf dur cassé sur la tête, un bout de feuille de salade sur la dent et hop, la soirée est lancée. Les restaurants ont l'art de faire se marrer les foules. Sans doute parce que l'assiette n'est souvent pas drôle et que rire est alors le dernier muret avant le désespoir.


LE GUIDE ZAGAT
Donner son avis civiquement sans pipoter en poussant ses amis, les Américains en sont capables. Résultat, ce guide réalisé par les lecteurs est plus vendu que la Bible.
www.zagat.com

 

L'ART DU BARBECUE 
On est un peu sot, mais c'est un grand exercice convivial et gastronomique que l'on traite par-dessus la jambe. Objet de moquerie et enfermé dans la « péquenaud culture », le barbecue, lorsqu'il passe au stade de l'excellence, est digne de respect : savoir gérer l'entassement des charbons tout en éloignant les enfants et les jerricans d'essence, ne pas se tacher en grillant les bananes au chocolat, dompter la braise et les grincheux, se manger quelques retours de flammes sur le tee-shirt flambant neuf. Respect.

LE DOGGY BAG
Il faut être un peu gonflé pour demander les restes dans un sac en papier. Il n'y a pas de petits profits. Et les chiens adorent.

 

L'ICE-CREAM
Qui l'a vraiment inventé ? Les Siciliens, les Chinois, les Vannetais ? C'est un peu comme la radio, tout le monde a sorti ses antennes. Mais, question glace, les Américains, comme on dit, l'ont sanctifié, rendu culturel, dodu et irrésistible. Le banana split reste un hymne cinglant du genre, à placer au même niveau que Carol de Chuck Berry, l'Empire State Building et la robe blanche de Marilyn Monroe au-dessus de la bouche d'égout.

 

LE COCA
Brave mixture qui pique, mais a traversé un siècle en éclaboussant de sa fraîcheur de vivre.

LE CHEWING-GUM
Formidable petit récépissé glissé dans le bec autorisant ipso facto d'avoir l'air bête sans arborer de l'acné.

 

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 13:31
 

A lire !!! trop d'humour !!!

Lagarde et DSK, les dessous d’un complot !

 
Je veux avoir le triomphe modeste et garder la tête froide en ces circonstances, mais il n'empêche, si je veux être honnête, et parler sincèrement, que je me la pète un peu quand même, ce matin.

Figurez-vous que lors d'un dernier billet j'avais mis en cause la théorie de Thierry Meyssan, favorable au complot anti-Dsk.

 

D'après Meyssan, Dsk avait été mis hors-circuit et hors FMI car il s'apprêtait, lors du G8, passé soudainement sous la houlette des Chinois et des Russes, à créer une nouvelle monnaie qui allait ôter au dollar son éternelle suprématie ! DSK super-héros ! Le Robin des Bois des riches ! Ce qui a mon avis est un meilleur plan que celui des pauvres. Entre Fort Knox et Sherwood, n’hésitez jamais ! Les perspectives d’avenir ne sont pas les mêmes.

Tous les Dskanins qui, en règle générale, ne peuvent pas renifler Meyssan, ce complotiste dégénéré, avaient trouvé sa théorie excellente et la citaient de forum en forum, comme s’ils s’étaient enduits de saint-Chrême !

 

Or, d'après Meyssan, le complexe militaro-industriel-sioniste aurait eu vent de la révolte de DSK contre le dollar et lui aurait tendu le fameux piège du Sofitel. Avec la fameuse Nafissatou que vous ne connaissez que trop. La sumo-girl qui ne mord pas quand elle pompe. Car la CIA lui a arraché les dents. Pour ses interviews, elle a un dentier. Mais passons sur ces détails secondaires.

Donc, toujours d'après Thierry, Thierry si tu nous entends, une fois Lagarde à la tête du FMI, il n'était plus nécessaire de retenir DSK en prison, et il allait même être libéré à partir du 1e août . Ce n'était qu'une opération spéciale. Une manière d'empêcher notre DSK si brillant, qui avait pris la tête de la révolte internationale des banquiers, de créer une nouvelle monnaie.

 

Mais...

Je suis désolée de faire tant de mal à ces être humains qui sont néanmoins mes frères, les Dskanins, mais une interview de Lagarde, ce matin, met à mal encore une fois cette fameuse théorie du complot. La met même carrément sur le flanc ! Thierry, éclaire-nous, nous sommes égarés !

Lagarde, toutes dents dehors, (Ah ! Avec elle, il faudrait se méfier ! Là, la moindre faute d'inadvertance serait fatale), vient donc de déclarer : « Si les Etats-Unis n'arrivent pas à se mettre d'accord, leur note risque d'être baissée par Moody's ou Standard ou Fitch ! »

Ces trois là, ils te baissent la note comme on te baisse la culotte pour te mettre la fessée et la honte ! On se croirait à l’école. Du temps des pupitres et des plumes sergent-major ! « Quelle note as-tu eu aujourd’hui ? Mademoiselle Moody’s t’a encore averti ? Et monsieur Fitch aussi ? Tu la veux cette fessée, cul nul, devant tout le monde ?

 

Tu vas faire des efforts comme on te le demande ? Tu vas apprendre ta table de soustraction et de division ? »

Mais l'essentiel n'est pas là. Lagarde pose une question qui porte en elle-même sa réponde : "Pourra-t-on garder le dollar, comme monnaie de référence, à la suite de ces évènements ? "

Donc, résumons la situation :

Ils ont enlevé DSK qui ne voulait plus que le dollar soit la monnaie de référence pour le remplacer, à la suite d'une opération très compliquée avec un illettrée acnéique à qui, sans doute, on avait eu du mal à expliquer ce qu'elle devait faire, par Lagarde qui veut que le dollar ne soit plus la monnaie de référence !

 

Les amis, quel complot ! C'est énorme !

Mais alors, Thierry... DSK n'aurait pas été un héros en voulant remplacer le dollar, mais simplement comme Lagarde, une créature style :"la voix de ses maîtres" ?

Je m'y perds, innocente que je suis...

En fait on apprendra bientôt qu'il ne signait rien qu'il n'était au courant de rien, qu'il se contentait de batifoler dans les hôtels, qu'il faisait des concours avec des potes à qui violerait la plus moche en un temps record ! Un dandy ! Le nouveau Casavieccha !

 

Mais revenons au FMI et à Lagarde. La femme à l’écharpe. Qu’elle fasse attention quand elle fait du vélo. Ca étrangle ces trucs-là.

Lagarde, on le sait, grande dame comme Naffissatou et qui fait le ménage comme elle, mais pas aux mêmes étages, semble donner une nouvelle orientation au FMI. Le FMI ne veut plus donner d'argent à personne. C'est leur politique new-age.

 

"Nous ne donnerons rien à la Grèce. Nous ne donnerons rien à L'Europe. Nous ne donnerons rien aux Etats-Unis."

Ils veulent tout garder pour eux. Est-ce une bonne tactique ? DSK prêtait volontiers de l'argent et le récupérait en intérêts prohibitifs payés par les peuples. Mais là, en fait, ils ont tant et tant d'argent qui rentre tous les mois que ce n'est même plus la peine d'en prêter. Parce que ça use les billets à force.

 

Donc Lagarde et le FMI attendent benoîtement que le dollar se casse la gueule.

Une seule chance, à mon avis, pour Meyssan, d'avoir vu juste : si on apprend, dans quelques jours que Lagarde à violé un groom castriste moche dans une suite du Hilton ! Là, il faudra s'interroger !

Autre raison de se désespérer pour nos Dskanins ce matin :

C’est dit, ce sera fait. Nafissatou Diallo porte plainte au civil.

Que de deuil, que de tristesse ....

Alors, maintenant, n’importe qui peut porter plainte ?

 

Ici Washington. Rubrique financière internationale.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 13:04
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 08:48
 

News: ISRAELVALLEY GOOD FOOD - SEBASTIEN ROZEN RECOMMANDE UN RESTAURANT ORGIAQUE, GARGANTUESQUE, IMMENSE. MANGER A PERDRE LA RAISON CHEZ "ITSIK HA GADOL".

IsraelValley a longtemps hésité à faire paraître la recommandation de la semaine. En effet, la santé de nos lecteurs étant importante pour nous nous voulions visiter ce méga-restaurant qui est célébré comme ils se doit par le meilleur dégustateur-critique de la région. Notre article exclusif : Itsik HaGadol est l’une des institutions de Tel Aviv.

 

Un arrêt devrait y être obligatoire au même titre que pour la Place Rabin, l’Opéra ou le musée d’art moderne. On y retrouve la démesure israélienne : une salle gigantesque, des tables immenses et des assiettes gargantuesques.

 

La formule est éprouvée : petites salades à volonté, laffas sortant du four et brochettes à tout-va. L’endroit est formellement déconseillé par Weight Watchers. C’est bon signe.

L’orgie commence à peine assis. La table disparait vite sous une bonne douzaine d’assiettes et se transforme en champ de bataille. Le jeu consiste à ne pas se jeter sur les salades et le pain pour garder un peu de place pour la viande. Ou plutôt pour les viandes car il y en a de toutes les sortes et sous toutes les formes.

Agneau, poulet, bœuf… c’est la ferme entière qui passe sur le grill, en steak ou en brochette. Les amateurs apprécieront les brochettes de foie gras frais, complément calorique indispensable des frites.

 

Il faudra simplement se méfier des conseils intéressés des serveurs qui poussent à la consommation de manière insistante. Le vin qu’ils suggèrent gentiment et l’assortiment de viandes qu’ils se proposent de composer sont les plus chers.La digestion sera suffisamment coriace pour ne pas être plombée davantage par l’addition.

Itsik Hagadol
Raziel, 3 – Yaffo (plan)
Tel : 03-5181802

Ihoumous 

 IsraelValley poursuit cette semaine une coopération avec Sébastien Rozen, créateur d’un blog exceptionnel sur les meilleurs restaurants d’Israël. Les articles sont réalisés pour

 

 TOUS LES RESTAURANTS ONT ETE VISITES. IL NE S’AGIT PAS DE PUBS !

 

Daboush, shawarma haut de gamme. Demandez à100 israéliens quel est leur shawarma préféré et vous obtiendrez 100 réponses différentes. C’est qu’on ne rigole pas avec le shawarma qui est en Israël l’équivalent du jambon-beurre français. Pita, laffa, tehina, houmous, salade, amba… Daboush transforme ce charabia en un délicieux shawarma. L’établissement a ses afficionados et même ses détracteurs les plus sérieux admettent du bout des lèvres qu’il n’est pas mauvais.

 

Le manège est bien rôdé. De l’ouverture à la fermeture, la viande tourne inlassablement sur elle-même devant une file d’affamés qui ne désemplit pas. Les frites, molles et grasses (tradition du shawarma oblige) attendent leur sort sous une lumière rouge. Et le serveur exécutesans interruption un mouvement vertical descendantà rendre jalouxFederer, découpe-shawarma dans la main droite et pelle ramasse-viandedans la main gauche.

Pita ou laffa ? La question est stratégique. La pita peut s’avérer trop juste mais la laffa entraine une forte somnolence environ une heure après absorption. Cet effet secondaire est bien connu des spécialistes, consultez si besoin.

 

Une fois ce point réglé, il faudra choisir les ingrédients sans ralentir le flot des mangeurs. Nous recommandons de suivre à la lettre le conseil suivant : les oignons et l’amba sont à proscrire avant tout rendez-vous galant ou professionnel. Tout contrevenant s’expose à des sanctions.

Bon appétit.

 

Daboush (cacher)
Ibn Gvirol, 64
Tel : vous ne pensez pas réserver ?!

Source: http://www.restotlv.com/

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 21:53
 

ISRAEL :Yad Vashem rend hommage à son personnel arabe pour son courage face à l'incendie...

Anita Varden
Yad Vashem avait été menacé par l’incendie qui a embrasé Jérusalem il y a deux semaines. Le personnel arabe du mémorial, qui travaille habituellement au ménage et à la maintenance, a combattu pendant des heures les flammes qui menaçaient les précieuses archives de l’institution. Yad Vashem lui a signifié sa reconnaissance.

La direction de Yad Vashem a tenu à organiser une cérémonie pour remercier ses employés, dont la plupart sont des résidents arabes de Jérusalem Est, pour leur dévouement lors du grand incendie en forêt de Jérusalem, dont les flammes menaçaient le mémorial.
Les travailleurs arabes, qui sont principalement employés dans les métiers du nettoyage et de la maintenance, ont combattu l’incendie pendant des heures avec leurs simples outils de travail. Trois d’entre eux ont été exposés à la fumée toxique et ont dû recevoir des soins médicaux.
Sans les efforts fournis par ces employés, le feu aurait pris dans les ailes du bâtiment malgré les systèmes de sécurité, et auraient endommagé le centre.
Le président de Yad Vashem, Avner Shalev, a raconté que lorsque l’incendie a menacé le centre, les équipes se sont mobilisées spontanément pour le défendre. Il a salué ce dévouement remarquable.
La municipalité de Jérusalem a terminé d’analyser les conditions dans lesquelles le drame s’est produit et elle en a tiré les conclusions : la coopération entre les différents corps de lutte contre l’incendie a été un succès, mais dans l’avenir il sera nécessaire d’améliorer la communication avec la population environnante.
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