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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 13:06
Somelier Richard

SUR LES QUAIS DE L AMIRAL COURBET.

 

Elle gronde la mer furieuse

Sous les blocs de rocs verdis

Par les fines algues en folie.

 

Elle roule la houle él ghoul*

Sous les poupes et les soutes.

Et les fières proues des chaluts

En route, bravent sous la voûte azure

Le vent qui, de sa folle et belle allure

Emmène vers le large ces voilures

Pour un nouveau voyage.

 

 

Elles guettent ces belles jeunes mères

Debout ou assises sur des gris parterres

L’entrée des leurs, les grands mats bénis

Aux flancs de bois aigris, usés et dévernis,

Tannés par le Roi Soleil à son zénith.

 

Et ces veuves mamies vêtues d’étoffe noir corbeau,

Courbées et assises sur des parvis pas bien hauts

Filent et refilent les mailles des filets en lambeaux.

Le visage ridé par le chagrin des jours douloureux

Elles impriment sur leur métier la foi en leur labeur.

 

Et de leurs doigts agiles et habiles, par mille fois sur l’heure

Piqués, coule la patience du travail cent fois recommencé.

Et lorsque de tous ces nœuds enchevêtrés,

ils ont en eu raison,

Leurs vieilles phalanges usées,

Ces mûrs sillons

Se recreusent au toucher du chapelet bienfaisant.

 

Les héroïnes amazones des mers ont enfin accostés.

Elles goûtent en paix sous les étoiles éparpillées,

La moiteur d’un été aux accents italiens et maltais.

 

Au loin, l’horizon est en flamme.

Et sur les quais de l’Amiral Courbet

Monte la voix rauque du patron pêcheur pour sa criée.

A ses cotés, ses chaires* bien aimées attendent de repartir

Avec leur père, le bien aimé.

 

* Enfants.

 

 

* En judéo arabe Ogre

 

LE VIEUX PORT ET SA PASSERELLE

 

 

PAR LA FORCE DE MES SENTIMENTS.

Par la force de mes sentiments.

 

La force physique n’est pas tout, elle s’use avec l’âge.

La force physique ne résout pas les problèmes bien au contraire, elle accentue les malaises.

Ma mémé me disait souvent ‘…Koss ou faréc .. !’ Abrège et sépare… ! Sous entendu cherche plutôt la paix. La force amène souvent des problèmes et grâce à D ieu je n’en ai jamais eu à m’en servir dans la force de mon âge parce que souvent la voix de ma maman venait me rappeler les méfaits de l’usage de la force physique. ‘…Allah lé ouaric él heuqem… !’ Que D ieu t’épargne des tribunaux… !’ Là encore c’est la voix de ma mémé. Ces voix pacifiques m’ont beaucoup aidés à ne pas commettre l’irréparable, l’irréparable c’est mettre toute sa famille dans l’embarras et la honte.

Aujourd’hui, je parle de la force de mes sentiments. Cette volonté de ne rien cacher j’en abuse certes mais elle m’interdit de taire ce que je ressens. Ces remous sont indissociables de ma façon de parler ou d’écrire, de ce je ressens, et parfois je dois paraitre naïf aux yeux de certains. Cette naïveté bon enfant est en moi parce que j’ai souvent dit que je restais un grand enfant qui refuse de grandir de trop de vieillir.

Et même si je devais cacher mes sentiments, qu’ils déborderaient d’eux même sans que je puisse les contrôler et puis MOI C’EST TOI ET TOI TU ES MOI.

Depuis que je suis entré ici, j’ai comme le sentiment d’avoir retrouvé une grande famille. Une LEMA, une réunion d’amis avec qui je partage le quotidien. Et vous me faites du bien. Non point que la compagnie me manque, ou que je vis en solitaire ou en retraité cloitré, mais parce que ce besoin de me confier, d’apporter qqs messages me donne l’impression de participer à cette grande chaine fraternelle qui fait de nous l’essence même de la bonne entente.

Et lorsque je vous lis, je sens monter en moi ce désir, cette volonté, cette force d’apporter ma pierre dans cet édifice.

On dit souvent dans notre ancienne langue ‘…Fais toi bien connaitre et ne soit jamais imbu de ta personne, un jour tu seras connu et ta renommée fera le reste… !’

‘…Khelli yordoc yekhdem ââlic ou omroc mé tébca gué’ev, i ji nââr élli ess’mec yokhdom ââlic… !’

Je vous le dis tout de GO, je vous apprécie tous et je vous aime parce que TU ES TOI ET QUE JE SUIS MOI.

C’est par la grâce d’une dame dont je tairais le nom que je suis ici. Une amitié de 10 ans aussi fidèle qu’un lien fraternel.

Je remercie tous ceux et celles qui me lisent et qui me répondent avec sincérité et m’encouragent à écrire. Je serai à la hauteur de mes écrits.

 

 

 

la "Mh’arma

 

 

Avez-vous déjà entendu parler de la "Mh’arma ?", Le mouchoir.Peut-être pas !

 

Les anciens du pays connaissent ce genre de bonne action "Mitzvah."On la pratiquait surtout dans les quartiers à forte population juive.De quoi s’agissait-il ?

 

Quand un bon samaritain, aux oreilles averties, prenait connaissance d’une démarche matérielle à entreprendre pour une famille indigente, il se faisait "démarcheur" pour la bonne cause.Il se déplaçait de commerçants à particuliers, connus aisés ou non, le mouchoir placé dans la paume de sa main, afin d’éveiller leur fibre sentimentale.Ce geste n’avait besoin d’aucune parole, le message passait sans problème, il voulait dire qu’il fallait secourir une personne ou une famille dans le besoin.Il n’était pas nécessaire de nommer le bénéficiaire de ces largesses.Souvent, cette quête était destinée pour couvrir les frais d’un mariage, d’une bar Mitzvah, d’une milah, d’obsèques ou toute autre cérémonie religieuse.Pourquoi rappeler aujourd’hui cette pratique ?

 

L’anecdote suivante vous éclairera.

 

Il y a quelques jours, un bruit couru dans le quartier du Sentier à Paris (Le sanctuaire des étoffes.)Un jeune juif très connu aurait été découvert assassiné, baignant dans son sang, dans une ruelle de la banlieue parisienne.Ce jeune-homme passait de boutique en boutique, tout le temps de la journée pour quémander ; il accompagnait ses demandes de sons qu’il dégageait de son tambour arabe "Darbouka", c’est pour cette raison qu’on l’a surnommé "Darbouka".Bizarrement le tambourin n’a subi aucun dommage, comme quoi il vaut mieux être un instrument musical en France plutôt qu’un juif en Navarre.Soudain voici qu’apparaissent quatre loubas sillonnant la rue d’Aboukir et ses alentours, 4 mouchoirs blancs dans la paume de leur main.Ils annoncent à leurs auditeurs la mauvaise nouvelle et quémandent les fonds nécessaires aux obsèques de ce pauvre garçon.Même les prostituées qui foisonnent dans ce quartier ont été sollicitées.L’affaire aurait pu en rester là si par un curieux hasard, on n'entendit quelques jours plus tard, le son de la fameuse darbouka.« L’égorgé » réapparut aux yeux de ses généreux donateurs tout marris d’avoir été escroqués par une mh’arma (mouchoir) mh’arma (impure)Sans commentaire.

 

 

 

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